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26.01.2012

La Scientologie va-t-elle rentrer à l'école ?

 

Par Olivier Hertel

Sciences et Avenir s'est procuré un document interne à la Scientologie révélant un projet d'entrisme dans les écoles en France et des méthodes de collecte de fonds auprès des adeptes. Enquête.


Voir l'intégralité du mail en bas de l'article.

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SUR LE MÊME SUJET

C’est un document édifiant. Un courriel qui, en quelques lignes, dévoile les velléités d’entrisme de la Scientologie dans les écoles. Plus intéressant encore, il révèle les pratiques de la Scientologie pour soutirer de l’argent à ses membres.

Le message a été reçu le 1er juin par un adepte. L’expéditeur est David Hostettler, vice-président polyglotte de New Era Publication, l’une des deux maisons d’édition de la Scientologie. Dans un langage ésotérique (pour décrypter lire Parlez-vous le scientologue?) ce cadre dirigeant rappelle le combat que mène l’organisation contre la psychiatrie :

«Comme tu le sais nous nous battons contre la loi inventée par les SPs qui permet de pouvoir librement interner chaque personne en France dans des hôpitaux psychiatriques. »

SPs est l’abréviation de "Suppressive Persons", les ennemis de la Scientologie, considérées comme des «personnalités antisociales» par Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie. Selon Hostettler, les psychiatres font peser une grave menace sur «notre future génération – nos enfants». D’où cette initiative détaillée dans le courriel : «placer» un DVD de propagande intitulé «Le chemin du bonheur» dans les écoles de la République : «Nous avons les adresses de 44.229 écoles en France», assure le dirigeant de la maison d’édition.

 

Capture d'écran de la page Facebook de David Hostettler (en accès public)

 

 

 

 

 

Un projet ambitieux qui nécessite un financement conséquent et justifie donc de faire appel à la générosité des scientologues : «Pour cela nous avons besoin de ton aide. Nous pouvons gagner mais on doit travailler en équipe…» Une équipe dont les membres sont invités à mettre la main au portefeuille : «Tu peux faire une donation très simplement par carte de crédit ou transfert bancaire» précise David Hostettler qui s’empresse d’indiquer à son destinataire les coordonnées bancaires deNew Era Publication.

Plusieurs hypothèses

Difficile de dire si les DVD ont réellement été envoyés. Nous avons contacté plusieurs directeurs d’écoles primaires. Aucun n’a reçu de DVD intitulé «Le chemin du bonheur». «Nous sommes très vigilants sur ce sujet. S’il y avait eu un envoi de ce genre nous en aurions entendu parler» nous a confié une directrice d’école primaire du deuxième arrondissement de Paris. Idem du côté du Ministère de l’éducation nationale. Pas de DVD. Nous avons finalement contacté la communication de l’Eglise de Scientologie en France qui affirme aussi ne pas avoir connaissance de cet envoi massif. Alors quid de cette campagne d’envergure ?

Première hypothèse, elle n’a pas encore commencé. La diffusion de ce DVD est effectivement recommandée dans les établissements scolaires comme le précise le site dédié (http://www.chemindubonheur.fr/programs/governments.html) : « Fournissez des livres et montrez le film "Le chemin du bonheur" aux écoles… »

Autre possibilité : la Scientologie n’a jamais eu l’intention de réellement lancer cette opération et souhaitait juste récolter des fonds auprès de ses adeptes.

Dernière hypothèse : ce document serait un faux. Peu probable. Le 1er juin, date d’envoi de cet email, David Hostettler postait à 22h48 sur son compte Facebook ce message : «Je travaille sur un gros projet sur l’école pour améliorer l’éducation dans les écoles...». Et le 29 juin : «Je suis à Paris pour quelques jours» !

Nous avons alors tenté d’en savoir plus sur cette action en le contactant directement à Copenhague. Impossible d’engager la discussion. Avant de nous raccrocher au nez, le vice-président de New Era Publication nous a bombardé de questions (votre prénom? votre nom? le titre de votre journal ? etc…) sans jamais répondre aux nôtres.

Quant au contenu du DVD «Le chemin du bonheur», il est possible d’en voir quelques extraits sur le site officiel de New Era Publication (http://fr.newerapublications.com/store/catalog/the-way-to-happiness-film-dvd.html#nn). A travers de petites scénettes caricaturales il fait la promotion de l'ouvrage du même nom, qui pour 17€ dévoile 21 «grands préceptes» d'une inconsistance affligeante tels que : «Ne volez pas» ou encore «Ne commettez pas de meurtre». Et d’expliquer que voler c’est admettre qu’on est «incapable de réussir honnêtement dans sa vie ou que l’on n’est pas tout à fait équilibré» !

La Scientologie, bien que condamnée en France en 2009 pour escroquerie en bande organisée (elle a fait appel, le jugement  est attendu le 2 février), propose des méthodes de rééducation à travers une multitude de cours, livres, DVD et auditions pour vous ramener dans le droit chemin. Bien sûr, il faudra encore ouvrir grand le porte-monnaie…

Olivier Hertel
Sciences et Avenir.fr 

L'intégralité du mail:


Parlez-vous le scientologue ?

La Scientologie a son propre jargon accessible aux seuls initiés. Avec l’aide de Roger Gonnet, ancien scientologue et auteur du site www.antisectes.net nous avons décrypté certains passages de ce courriel.

SP : Suppressive Person : Personne ennemi de la secte qui empêche son développement, la critique, l’attaque etc… Cela peut donc concerner des psychiatres, des magistrats, des policiers et bien sûr des journalistes, mais aussi des ex-scientologues ou des proches de scientologues se rebellant contre leurs pratiques.

«Nous devons équilibrer le thêta et l’enthêta en France» : le thêta est une notion assez vague représentant à la fois l’esprit, la force de vie, l’élan vital, la raison, le bonheur… Plus concrètement, cela représente tout ce qui est positif du point de vue de la secte. A l’inverse, l’enthêta représente tout ce qui est négatif. Par exemple, en interne, quand quelqu’un critique la Scientologie, on dit «qu’il fait de l’enthêta.»

«Des données stables pour remplir le vide» : la «donnée stable» est un axiome de la Scientologie, une vérité indémontrable. Par exemple, «Ron Hubbard est un immense génie» est une «donnée stable». Le «vide» par contre, exprime tout ce qui est faux aux yeux des scientologues ou non inspiré du savoir de la Scientologie. Remplir le vide avec des données stables consiste donc à diffuser la doctrine de la secte, notamment à l'école, comme l'indique dans ce courriel David Hostettler.

«Forte ton 40» : Nous n’avons pas trouvé d’explication au mot «Forte». Peut-être une faute ou un mot nouveau. Par contre, le « ton 40 » fait référence à l’échelle des tons émotionnels, «un outil vital pour comprendre les rapports humains» (http://french.scientologyhandbook.org/sh4_1.htm ). Chaque ton correspond à une émotion. Par exemple, les hommes sont en moyenne au ton 2.0, représentant l’Antagonisme, c’est-à-dire «une personne qui suspecte simplement une perte ou un échec susceptible de lui arriver ou qui reste figée dans cette attitude, éprouve de l’irritation». Un Ton de 0.05, c’est l’Apathie, quand la personne est proche de la mort. Par contre, un ton de 40 se trouve au sommet de l’échelle. On a atteint là, la «sérénité de l’être». Bien sûr, pour progresser sur cette échelle des tons, il faut passer par de nombreuses séances d’audition payantes. (http://french.scientologyhandbook.org/sh4_2.htm)

« Ta donation compte sur ton statut international pour la DISSÉMINATION PLANÉTAIRE » :Une phrase alambiquée montrant l'importance de donner de l'argent à l'organisation pour être un bon scientologue qui participe activement au développement du mouvement. 

O.H.

 

source: http://www.sciencesetavenir.fr/decryptage/20120120.OBS935...

20.01.2012

La femme est-elle responsable de sa fécondité ?

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Voici l'histoire d'un homme qui, au terme d’un premier rendez-vous (pris sur Internet…) a une relation sexuelle avec une femme. Ils ne se voient plus après mais celle-ci tombe enceinte. Elle réclame que le géniteur de son enfant le reconnaisse. Une simple reconnaissance, pas de pension alimentaire…Il refuse cette reconnaissance.

L’homme se sent piégé.Cet enfant, il n’en voulait pas :« vous laissez votre sac ouvert dans un café et vous vous faites voler votre portefeuillle, ce n’est pas parce que vous êtes léger que l’autre est exonéré de sa responsabilité… »

Il attaque la femme pour « faute ». Les femmes ont, pour lui, le pouvoir « exorbitant » de disposer de leur fécondité et ont, de ce fait, une « responsabilité accrue ».
Qu’en penser ?

La Cour d’Appel d’Orléans arrête que « le simple fait de devenir père, même sans l’avoir recherché, ne saurait être considéré comme un fait dommageable ». Et poursuit : « Tout homme qui accepte des rapports non protégés encourt ( …) la possibilité d’une procréation. »

L’affaire est en Cassation. A suivre.

Le Code Civil date de 1802 . Il est le reflet de la morale bourgeoise de l’époque. La femme y est minorisée et l’enfant, à juste titre, protégé. Dans ce contexte, il me paraît équitable de partager la responsabilité d’une procréation.

Les choses ont changés. Depuis la contraception, la femme peut « disposer de son ventre » comme le réclamaient les féministes à l’époque. Elle est libre – pour autant qu’elle soit à même de maîtriser les techniques ad hoc – de procréer ou non. Et ce, sans l’aval du géniteur potentiel.

Faire un enfant « dans le dos » est un air connu.

Une femme qui accepte un rapport non-protégé devrait savoir à quoi elle s’expose. C’est elle qui dispose librement des conséquences d’un acte duel par nature.

A contrario on pourrait imaginer qu’une femme qui refuse – sans raison autre que son bon vouloir – une maternité, commette une faute portant préjdice à son partenaire légal (mari) qui lui, au contraire, la souhaite.

Sans doute me rétorquera-t-on que l’homme n’avait qu’à faire attention. Ce qui serait un argument imparable dans le contexte de 1802. Mais aujourd’hui que les femmes réclament – et obtiennent – l’égalité des droits, cet argument, à mon avis, est obsolète.

La naissance d’un enfant est une résultante de nature biologique. N’est-elle que cela ? Ne faut-il pas, en plus une volonté procréatrice ? La volonté d’intégrer dans son vécu un être nouveau. Obliger un homme à être père, contre son gré, c’est l’obliger à assumer un vécu de plus.

N’est-ce pas le pendant du siècle dernier qui voulaient que les femmes soient mères ? Et ne soient que cela (passée le temps du « repos du guerrier »).

Voilà un procès à l’envers. Autrefois c’était les femmes qui se posaient en victimes du désir de l’homme.

Les choses se sont inversées.

Et si rien n’avait changé ? Si, malgré les progrès de la science, la femme voyait toujours dans l’homme un protecteur, un refuge ultime, un père de substitution ?

Et si l’homme restait, au-delà de ses pulsions guerrières, l’enfant qui cherche une mère de plus en plus évanescente ?

08.01.2012

Qui sont donc les manipulateurs ?

Chères amies, chers amis, bonsoir et bonne année !
Sans doute avez-vous déjà cotoyé ces gens, hommes et femmes (y-a-t-il plus de femmes que d'hommes, je ne le sais ?) qui vous fascinent et répulsent à la fois. Ce sont les manipulateurs. Souvent ils ignorent eux-mêmes leur perversité, elle est comme une peau qui recouvre leur personnalité. Voici un article intéressant que j'ai trouve sur:http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Ma...

 

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Par Margaux Rambert

On les appelle manipulateurs ou encore, pervers narcissiques. Ils peuvent être un conjoint, un proche, un patron, un(e) collègue, un(e) ami(e). Séduisants, sympathiques, parfois réservés, ils plaisent par leur côté charmeur et flatteur. Mais très vite, à leur contact, un malaise s’installe. Et leurs victimes entrent dans une spirale infernale de culpabilisation et de dévalorisation. Véritables dangers pour notre intégrité physique et mentale, les manipulateurs sont des personnalités narcissiques qui représentent, selon Isabelle Nazare-Aga, auteure des Manipulateurs sont parmi nous (éditions de l’Homme, 1997), 2 à 3% de la population. Nous sommes donc tous amenés à croiser un jour, si ce n’est pas déjà fait, une personne atteinte de cette pathologie. « Souvent, j’entends dire qu’après tout, nous sommes tous un peu manipulateurs. Non, de la même façon que l’on ne peut pas dire que nous sommes tous des menteurs ou des schizophrènes. Il y a une grande différence entre faire de la manipulation de temps en temps et être manipulateur. » La raison d’être de ces derniers ? « Se rendre valables en nous écrasant pour se sentir supérieurs. Ils sont comme des virus. Ils distillent le mal auprès de plusieurs victimes à la fois - leur époux(se), leurs enfants, le boulanger…- Vous n’êtes qu’un pion sur lequel ils s’appuient pour se valoriser ».

 

Des comédiens nés

 

Esperances, 53 ans, a longtemps vécu avec un manipulateur. « Je revois son visage fermé, glacial. Je me souviens de ses silences prolongés, de ses petites phrases assassines. Chaque jour, il me rabaissait, m’humiliait, tout en prétendant vouloir mon bonheur. De l’extérieur, les autres me regardaient d’un air envieux, pensant que je vivais avec l’homme idéal ». Le propre des manipulateurs ? Ils ont plusieurs visages. Ils peuvent être extravertis, bons vivants, séducteurs, cultivés, altruistes, ou plus timides mais aussi autoritaires et tyranniques… Et passent d’une facette à l’autre en quelques secondes à peine. « Si vous les avez contrariés, ils peuvent par exemple passer en un instant d’une profonde tristesse à une fureur terrible. A côté de cela, ils ont évidemment des côtés positifs, ils peuvent être très drôles, très originaux… Mais c’est pour mieux vous manipuler. »

 

Des personnalités toxiques

 

Mais difficile, le plus souvent, de reconnaître les personnalités hautement toxiques qui se cachent sous ces différents masques. Isabelle Nazare-Aga a ainsi déterminé trente caractéristiques qui le permettent – sachant qu’elle qualifie de manipulateur un individu qui agit au moins selon 14 critères de cette liste -. Parmi eux : culpabilisation, critique et dévalorisation des autres, report de sa responsabilité sur eux, communication floue, changement fréquent d’opinions, mensonges, jalousie… « Si vous avez le sentiment de ne plus être libre, si vous parlez constamment d’une personne quand elle n’est pas là, et si en sa présence, vous n’êtes pas serein, ou que vous vous comportez comme un petit garçon ou une petite fille et plus comme un(e) adulte, vous avez probablement affaire à un manipulateur. De même pour ces gens dont vous mettez cinq jours à vous remettre d’un simple appel de leur part. »

02.01.2012

La fin du monde n'est pas pressée ! Bonne année...

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Fin du monde


Bonne années, chères amis, chers amis, ce ne sera pas la dernière, je vous l'assure, même si une bande de dingues y croient et s'y prépaprent.

Parmi eux, des personnages curieux, comme ce (pseudo)-rabbin qui traduit à sa manière Zacharie et nous en livre sa décoction personnelle. Bien sûr, pour lui, la fin du monde est une histoire juive. On ne demande qu'à le croire...

Tous les dix ans une fin du monde nous est promise... et jamais elle n'est au rendez-vous ! Alors, autant en rire et même à gorge déployée si des tas de naïfs n'y laissaient leur argent, leur intellect et ce qui leur reste de libre-arbitre.

Ecoutons donc, amusés, les divagations de ce rabbin.

Et songeons que l'avenir est toujours là qui nous attend...

La fin du monde n'est pas pressée !



Mars 2012 ou le début de l'apocalypse? - Rav... par MinuitMoinsUne

30.12.2011

Comment reconnaître les manipulateurs ?

Les manipulateurs sont parmi nous, comment les reconnaître ?

Par Laetitia Boutry

 

10.12.2011

Scientologie (et consorts): la vérité sur un mensonge

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Le siège de la Scientologie à Paris


 Nous avons trouvé les moyens de transformer les hommes en esclaves. " 
L. Ron Hubbard, Conférences de Philadelphie, lecture 20, 1952.


« La vérité sur un mensonge » est un documentaire sur l’Église de la Scientologie qui a été diffusé jeudi dernier sur la 5.
Le mois dernier, cette Église avait quitté avec fracas son procès en appel pour « escroquerie en bande organisée », estimant que le procès était « tronqué ». Tactique classique de prévenus qui, acculés, se dérobent.
En première instance, l’Église avait été condamné à 400.000 euros d'amendes, la librairie de cette dernière à 200.000 et des dirigeants de la Scientologie à des peines de prison ferme.
Le film, vous pourrez le podcaster sur le site de la 5.
Ce qu'il nous faut en retenir est l'effrayant pouvoir de manipulation de cette secte et la conviction que la secte, ce ne sont pas seulement les autres qui en sont les victimes.
Voilà des hommes et des femmes, souvent diplômés, jouissant d'un quotient intellectuel plus que convenable et qui se sont laissés entraîner dans une organisation qui, pour reprendre le mot d'une ex-adepte, pratique des méthodes dignes des totalitarismes les plus honnis.
Cela prouve que tous, sans exception, nous ne sommes pas à l'abri des agissements des sectes diverses et variées de notre entourage.
La manipulation, ce n'est pas très original, cela commence par le charme et l'empathie. Un homme, une femme, prend contact avec une secte ou un adepte d'icelle. Il est reçu avec gentillesse, ses demandes sont accueilies avec le sourire, on lui donne le sentiment qu'enfin il (elle) est compris et accepté comme tel, on lui demande « d'être lui-même », on le fait se confesser, on l'écoute. Cela marche à tous les coups !
Après, on lui conseille de s'analyser avec l'aide, bien sûr bienveillante, d'un vis-à-vis de la secte. Au début cela se passe toujours avec douceur, mais petit à petit, la pression se renforce. Au bout de l'analyse, toujours avec le sourire, on l'informe que son profil psychologique est inférieur, et de loin ! à ce que sa personnalité propre mais encore méconnue pourrait révéler, et que, pour ce faire, il existe un programme qu'il devrait, sans tarder, mettre en pratique. C'est un grand classique que de déconsidérer à ce stade l'impétrant, de lui faire sentir, violemment s'il le faut, son infériorité par rapport à son véritable potentiel qu'il n'appartient qu'à lui de développer, avec l'aide, c'est évident, de la secte et ses méthodes. 
A partir de ce moment, l'adepte, ou la secte, montre son vrai visage, celui d'une intransigeance castratrice, réductrice et totalitaire.
Vous aurez compris que "le véritable potentiel", c'est du pipeau, de l'intoxication à l'état pur, le piège tendu pour vous faire tomber dans le panneau.Le schéma est toujours le suivant : charme et sympathie puis déconsidération de plus en plus brutale, suivie d'une prise en charge autoritaire. Le libre arbitre du sujet est annihilé. Il devient la « chose » de la secte qui lui rappelle : je suis d'une intelligence foudroyante, tu as intérêt à m'écouter, tu iras plus vite.
Tout est dit dans ce résumé.
Ce qui précède vaut pour la Scientologie mais aussi pour tous les mouvements sectaires et ceux qui les composent : nouvelle médecine germanique du docteur Hamer, programmation neuro-linguistique, biologie totale de l'un ou Témoins de Jéhovah de l'autre, la liste n'est pas limitative.L'engrenage infernal qui entraîne de braves gens dans les mouvements sectaires est alimenté par ceux là même qui en sont les victimes. A savoir : les adeptes des mouvements sectaires, par aveuglement et fanatisme se persuadent sans arrêt que leur option a été la bonne et qu'il leur faut la propager autour d'eux, sans relâche aucune. Chaque adepte nouveau est une justification de la justesse de leur choix. Ces abusés participent eux-mêmes à leur abus, comme l'exploité à sa propre exploitation !
C'est dire que la lutte contre les mouvements sectaires est une « croisade », pour reprendre, sans rire, l'expression consacrée.
Croisade pour annihiler une fois pour toute les irréductibles et sauver ce qui peut l'être.La grande tentation de l'homme a toujours été de faire de l'autre sa chose. 
C'est le péché suprême.
Celui contre l'esprit !

22.11.2011

Les sectaires sont parmi nous

 
 
 
La secte, c'est pour les autres !
C'est ce que vous avez sûrement pensé en lisant dans vos journaux ou regardant sur le petit écran les tribulations des victimes des sectes.
Et vous vous dites qu'à vous, pareille chose n'arrivera jamais. Vous vous savez psychologiquement solide, assuré de votre esprit critique, persuadé de ne pas tomber dans le panneau.
Vous vous trompez !
La secte manipule, c'est même sa première (voire sa seule) activité. Elle maîtrise parfaitement les techniques diverses et variées qui soutiennent la manipulation (Programmation Neuro-Linguistique-PNL, Thought Control, Mice, Mkultra et autres...). Le sectaire (et surtout la sectaire) charme sa victime et la valorise, mais l'abaisse et la culpabilise dans le même temps, bref, elle s'empare de lui.
La secte aujourd'hui, ce n'est plus le gourou qui s'affirme comme tel  et des zélotes qui cohabitent avec lui. Il y en a encore quelques uns, certes, mais l'immense majorité des sectes s'est focalisée sur les médecines parallèles et les psychothérapies déviantes.
C'est ce qui ressort de la lecture du dernier rapport de la Miviludes (Mission interministérielle de lutte et de vigilance contre les dérives sectaires).
Se concentrer sur ce secteur est moins risqué, pensent les sectes, et rapporte plus !
D'où l'émergence de doctrines suspectes comme cette Nouvelle Médecine Germanique du docteur Geerd Hamer, Allemand radié à vie de l'Ordre des médecins et dont les victimes ou leurs ayant-droits réclament justice un peu partout en Europe.
Tout naturellement, la Miviludes demande l'interdiction de la « méthode Hamer ».
Multiplication aussi de psychanalystes et psychothérapeutes auto-proclamés, issus de formation aussi privées que sujettes à caution.
La Miviludes là aussi, préconise un examen strict du titre de psychothérapeute et de psychanalyste afin d'en finir avec la situation actuelle qui voit n'importe qui se parer d'un titre souvent acheté, et fort cher en plus, à des organismes privés et non contrôlés.
Mais, vous dites-vous, je ne ne fréquente pas des gens pareils, je ne connais pas de médecin marginal ou de psychanalyste sujet à caution.
Faites attention et regardez autour de vous !
Vous n'avez donc jamais entendu parler d'un tel ou d'une telle qui est un « guérisseur  né » ? Et qu'il faut « absolument » consulter pour un mal de dos ou des migraines persistantes ?
Un kinésithérapeute ou un ostéopathe ne vous ont donc jamais demandé un jour si vous aviez eu des « problèmes psychologiques » avant la douleur qui justifie leur intervention ?
Ecoutez donc les gens que vous croisez dans votre vie de tous les jours, au bureau, dans une association quelconque ou la fabrique de votre paroisse.
Il y en aura toujours un ou une qui vous sortira à propos de votre stress ou problèmes de peau que la médecine universitaire et les médicaments c'est du pipeau, que telle ou telle méthode etc... et vous ne le croirez pas le premier jour, mais au bout du compte, vous vous direz : pourquoi pas ? C'est ce qu'il (elle) attend ! Après quoi, bonjour les dégâts ...
Les sectaires sont près de nous et s'affichent comme des gens ordinaires. Ce sont parfois des universitaires, des diplômés auxquels, à première vue, on peut faire confiance. Erreur !
S'ils sont devenus sectaires c'est surtout dans le but de satisfaire leur propre désir de domination et de valorisation. Le médecin qui patine dans une carrière classique peut être tenté d'adopter une voie de traverse dans laquelle il s'affichera maître (et gourou). C'est vrai aussi pour le policier à la retraite qui se recycle dans la psychologie ou le chamanisme. Ou le kiné en mal de patients...
Les sectaires, c'est à première vue monsieur et madame tout le monde qui l'air de rien vous embobinent et entraînent dans les méandres de ses dangereuses convictions.
C'est un signe des temps que cette multiplication de doctrines fausses qui promettent tout et n'importe quoi à condition d'y croire.
D'y croire aveuglément.
Choisissez plutôt la lumière. Même crue elle vaut mieux,  elle éclaire le réel !

Lire aussi: http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/La-Miviludes-cible-...

07.11.2011

Dérives sectaires de psychothrapeutes.

La vidéo date de 2009, mais elle est toujours d'actualité. Malheureusement, cette liste de "psychothérapeutes auto-proclamés et sectaires" n'est toujours pas publiée. Il n'en demeure pas moins que la plus extrême prudence s'impose dès qu'il y va d'un psychothérapeute ou d'une technique apparentée.


29.10.2011

Dr. Hamer: les Juifs et les Francs-Maçons veulent l'assassiner !

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L'ex-médecin Hamer


Le docteur en médecine Geerd Hamer, radié à vie de l'Ordre des Médecins en Allemagne, condamné par la Cour d'Appel de Chambéry à dix-huit mois de prison ferme, fait cette déclaration peu après sa première condamnation par le Tribunal correctionnel.

Cette dernière donne une image de l'état d'esprit qui animait et anime encore cet étrange et criminel docteur.
Il parle de complot, de Loges maçonniques, de B'Nai Brith. Mieux, il accuse d'abord les Juifs de réserver sa « médecine » aux seuls Juifs et de soigner les non-juifs avec les moyens classiques (chimiothérapie et morphine), ensuite de vouloir l'assassiner.

Bref, les Juifs, les francs-maçons et la B'Nai Brith alimentent le dossier à sa charge, pour réserver sa "géniale" découverte à eux-seuls !

Aujourd'hui, le Dr. Hamer se terre quelque part en Norvège pour échapper à une demande d’extradition de l'Allemagne...

Plutôt que la prison, se serait, sans doute, l'asile qui conviendrait à cet étrange et perturbé docteur...

 

En vue de l'audience prévue à Chambéry (en 1ère instance) pour le motif textuel "d'exhortation contre la médecine d'école/d'Etat et incitation à la Médecine Nouvelle dans le but d'exercer". 

Le crime aurait donc été perpétré depuis l'Allemagne, c'est à dire depuis l'étranger, car en dehors de 3 exceptions de quelques heures, depuis 9 ans, je n'ai plus été en France.

On a cité 7 personnes (sur environ 300 survivantes) qui seraient décédées (après de nombreuses chimio) et qui en dernier lieu avaient encore essayé de comprendre la Médecine Nouvelle. Je ne connais aucun de ces patients, pas même de nom, jusqu'à la lecture de l'acte d'accusation, et encore bien moins leur dossier médical.

L'hypothèse de base est le " savoir " du tribunal, ignare en matière médicale, et donc que la Médecine Nouvelle est fausse.

Le 31 janvier 2000 il y a déjà eu, en 1ère instance, une audience qui s'est prolongée jusqu'à 0 h 30 le 1er février 2000. Mes deux coaccusées françaises ont été condamnées à de courtes peines d'emprisonnement avec sursis, moi-même à 1 an et demi : 9 mois fermes, 9 mois avec sursis.

Déjà avant l'audience, le ministère public avait délivré contre moi un mandat d'arrêt international exécutable par Interpol.

Jusqu'à cette 1ère audience à laquelle j'ai été, par erreur, convoqué avec 2 jours de retard, je n'ai pu consulter aucune page du dossier (comprenant 7 classeurs). A ce jour, je n'ai encore pu consulter aucune page du dossier.

A ma coaccusée, Madame Andrée Sixt de Chambéry, la justice française n'a permis de consulter que 10% des pièces du dossier (rien que les négatives). En octobre 2000, la condamnation en 1ère instance des deux coaccusées a été confirmée en 2e instance.

En raison de la convocation tardive, l'audience de 1ère instance fut déclarée non valable pour moi, mais le mandat d'arrêt international a été maintenu, de sorte que dans chaque aéroport je puisse être kidnappé et ramené en France par Interpol (=police privée des loges).

Le tribunal français a écrit aux autorités espagnoles qu'une extradition était prévue si je ne me présentais pas à l'audience du 18 mai 2001.

Commentaire de mon avocat allemand W. Mendel :

"Par cette convocation à ce procès spectacle évident, la justice française s'est exclue de la communauté des Etats de culture européenne".

Qu'est-ce que cela signifie ?

Comme nous l'avons appris entre temps, les Israéliens et en particulier les Chassidim, pratiquent secrètement la Médecine Nouvelle depuis plus de 20 ans, et cela avec le plus grand succès, c'est-à-dire à 98%. Ceci vient de nous être confirmé depuis peu par une collaboratrice d'un hôpital de Tel Aviv. Avec l'aide de la presse " israélienne ", - et cela représente quasiment 99% des médias en Europe, en Amérique, etc. Les Israéliens prônent la chimiothérapie et la morphine comme -soi-disant " thérapie " des cancers pour les non juifs, avec pour résultat que 98% d'entre eux en meurent (selon le centre allemand de recherche contre le cancer d'Heidelberg, Prof. Abel). C'est ainsi que depuis lors, 2 milliards de non juifs, c'est-à-dire un quart de la population mondiale, ont été mis à mort de la manière la plus horrible à l'aide de la chimio et de la morphine.

A présent, je suis celui qui a nommé les choses au grand jour. Châtiment : l'arrestation (comme cela m'est déjà arrivé) et même l'assassinat qu'on m'a prédit et dont on m'a déjà menacé x fois depuis, (mon avocat lui-même m'en a fait part). C'est la B'nai Brith, la loge juive supérieure de toutes les loges qui a déjà fait plusieurs tentatives (j'ai survécu à déjà dix tentatives d'assassinat).

Lorsque l'on sait comme moi, en tant que théologien, que toute la religion juive -et avant tout la religion juive orthodoxe- est essentiellement basée sur la haine des non juifs (Talmud), dont la destruction totale est quasiment considérée comme condition préalable au royaume messianique des juifs, on commence à comprendre tout l'intérêt qu'il y a à me détruire -ainsi que la Médecine Nouvelle- C'est ce qui se passe depuis des années à travers des émissions attisant une diffamation sans fin, ceci dans l'ensemble des médias. Pour mes adversaires, l'idéal serait de parvenir à me faire disparaître dans une structure psychiatrique, où je serais d'abord déclaré fou et par la suite " décédé ".

C'est le véritable motif pour lequel les autorités françaises sont tellement pressées de m'avoir, qu'elles arrivent même à se ridiculiser en fabriquant des " éléments de délits " à partir de rien. Leur seul but étant simplement de tenir en leur pouvoir ce dangereux docteur Hamer. La presse israélienne se chargerait ensuite du pourquoi et du comment, ainsi qu'elle le fait depuis 20 ans.

Mais je suis très conscient de ce danger. Chacune de mes journées peut être la dernière en liberté. C'est pourquoi il faut que chacun sache que si l'on dit un jour que le Dr Hamer s'est tué lui-même, (suicidé) ce sera faux. Dans ce cas, j'aurai certainement été assassiné sur ordre de la loge supérieure israélienne B'nai B'rith.

Pour moi, la perspective de devoir être assassiné est moins terrible que celle de voir la Médecine Nouvelle - qui, jusqu'à présent, est peut-être la plus merveilleuse découverte de toute l'histoire de l'humanité - dérobée de cette manière écœurante par les israéliens (les rabbins auxquels j'ai écrit ne diront pas le contraire )… et de voir que depuis 20 ans les rabbins bloquent pour les non juifs cette découverte bénie et ce faisant,, ont réalisé le pire et le plus horrible crime de l'histoire de notre monde : 2 milliards de patients mis à mort par chimio et morphine !

C'est pourquoi vous comprendrez à présent, que, pour moi, mon devoir de tribun incorruptible, vis à vis de mes patients, ne souffre aucune discussion. Même si un grand, grand nombre de médecins et autres thérapeutes du monde entier, qui connaissent déjà la Médecine Nouvelle et s'en servent pour travailler, se taisent encore par peur et assistent au massacre sans rien faire, il y en aura au moins un dans notre peuple (le peuple des écrivains, des penseurs, des musiciens, des découvreurs et des inventeurs) qui voudra être un modèle pour son peuple et pour tous les non juifs de ce monde !

Mais comment fonctionne l'esclavage total de l'humanité ?

Chaque loge franc-maçonnique (de " maçons libres " = autrefois juifs espagnols) travaille " au temple de Salomon " selon ses statuts. C'est pourquoi naturellement, le prêtre de cette loge ne peut être qu'un juif. Mais chaque loge est constituée sur le principe du pape ou de la dictature. L'Israélien seul a la parole. Chaque membre d'une loge a prêté un serment qui le lie. C'est pourquoi tous les compagnons du maître de loge sont " corrompus " et " récompensés " par des postes choisis, mais n'ont rien à dire. Par leur serment à la loge ils sont tenus à une " obéissance absolue et sans condition " sous peine d'être liquidés. Le résultat est qu'au bout de quelques temps, tous les frères des loges tremblent de peur d'avoir commis un acte de désobéissance, sachant ce qui les attend.

Ceci peut expliquer que j'ai été mis à la porte de 50 cliniques dans lesquelles je voulais exercer (lorsque j'en avais encore le droit), après que le médecin chef ait manifestement reçu un coup de fil de son chef de loge.

En échange, le médecin-chef, le juge, l'avocat ou l'homme politique a la certitude qu'il ne lui arrivera rien, qu'il dise la vérité ou non, ou qu'il commette un acte illégal, ou même si un juge arrange un procès de telle manière que ce soit l'innocent qui soit condamné. De toute façon le reste sera ensuite pris en charge par la presse dont le rédacteur en chef, même s'il n'est pas juif lui-même, doit en tout cas appartenir à une loge et de ce fait obéir aux ordres.

Les loges sont secrètes… En apparence les assassins n'ont pas de motif… Et les victimes n'ont pas de lobby. Comme du bétail, elles se rendent librement à l'abattoir.

Et ceux des frères de loges qui ont compris cela entre-temps, ne peuvent plus se sortir de cette mafia, car tous ont déjà vendu leur âme par leur "serment à la loge". Le serment à la loge a la priorité sur le serment d'Hippocrate ou de fonctionnaire de l'Etat.

Même si beaucoup de personnes pensent maintenant qu'HAMER ne devrait pas écrire cela, que c'est beaucoup trop dangereux pour lui, je pense tout de même qu'il faut que quelqu'un finisse par le dire - et je n'ai plus rien àperdre !

 Le 14 mai 2001

 Dr R. G. Hamer

 

http://www.alterinfo.net/Declaration-officielle-Docteur-e...

27.10.2011

La "méthode Hamer" en pointe de mire.

 

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L'ex médecin Geerd Hamer

 

 

par Jean-Luc Martin-Lagardette

Lors d´un colloque à l´Assemblée nationale sur les 10 ans de la loi About-Picard introduisant le nouveau délit de "sujétion mentale", on apprend que seules 4 à 5 décisions, sur les 35 intervenues au total au titre de cette loi, concernent des « dérives sectaires ». Par ailleurs, le président de la Miviludes a révélé quelle était la première "médecine douce" a être considérée officiellement comme « charlatanesque ».

« La méthode Hamer, dite aussi de biologie totale, vient d’être évaluée par le groupe d´appui technique sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, [créé auprès du directeur général de la santé]. Il y aura très prochainement une publication sur le site du ministère de la santé. Elle alertera sur les dangers de cette méthode. Elle est charlatanesque et peut faire des victimes. »

Cette annonce a été faite par Georges Fenech, président de la Miviludes, à l’Assemblée nationale, ce mercredi 26 octobre 2011, lors du colloque organisé à l’occasion des 10 ans de la loi About-Picard, intitulé : "Initiatives parlementaires et lutte contre les dérives sectaires : bilan et perspectives" et organisé par le Groupe d’études sur les sectes. La méthode Hamer est ainsi la première d´une série de démarches non-conventionnelles, appelées aussi "médecines douces ou parallèles", à faire l´objet d´une étude institutionnelle destinée, aux dires de ses promoteurs, à séparer le bon grain de l´ivraie.

M. Fenech a émis le vœu qu’une « législation intervienne pour interdire cette méthode ».

Il a également appelé à la constitution d’une nouvelle commission d’enquête parlementaire qui devra étudier, lors de la prochaine législature, la question des dérives sectaires dans le domaine de la santé, qui sera une « question centrale pour les années qui viennent ». Et ce, en lien tout particulier avec la protection des enfants. Ce souhait fut partagé par Philippe Vuilque, président de ce groupe parlementaire d’études, et a été accueilli par les applaudissements nourris de la salle Victor Hugo où se déroulait le colloque.

« Dérives sectaires » : seulement 4 ou 5 sur les 35 condamnations

De son côté, Maryvonne Caillebotte, directrice des affaires criminelles et des grâces au ministère de la justice, a présenté le bilan de la loi About-Picard tendant « à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires, portant atteinte aux Droits de l´Homme et aux libertés fondamentales », votée en 2001 : « Il y a une centaine de procédures pénales en cours identifiées comme ayant un lien avec les dérives sectaires. Un tiers de ces procédures se concentrent sur l’Ile-de-France et le sud de la France ; un quart, les DOM-TOM. Depuis 2004, date à laquelle la loi a commencé à s’appliquer dans les faits, 35 condamnations ont été prononcées sur le fondement de cette loi. Quatre à cinq ont concerné directement des dérives sectaires. Et, parmi elles, la condamnation de Néophare peut être considérée comme emblématique de ce que peut signifier l’introduction du nouveau délit de "sujétion psychologique" introduit par la loi About-Picard. Et avoir un impact jurisprudentiel ».

M. Gest regrette la non-actualisation publique de la liste des "sectes"

Alain Gest, député de la Somme, rapporteur de la commission parlementaire « Les sectes en France », avait publié en 1995 une liste de 172 mouvements nommément désignés à la vindicte publique, ce qui avait provoqué une polémique qui n’est toujours pas tarie seize ans plus tard. Aujourd’hui, il a affirmé en « assumer pleinement le principe » qui avait permis d’envoyer « un signal fort » à la société toute entière. « A de très rares exceptions près, notre liste était juste et légitime, malgré les vives protestations des groupes concernés. Tout au plus regretté-je de ne pas avoir suffisamment distingué le caractère plus ou moins dangereux de ces organisations de leurs aspects farfelus. Mais cette liste a rendu d’inestimables services aux magistrats, aux municipalités (pour des problèmes de location de salle, par exemple), aux travailleurs sociaux, etc. Je regrette qu’une actualisation de cette liste [existant au sein de la Miviludes] ne soit pas rendue publique. Ayons aussi l’humilité de reconnaître que nous avions évoqué la « disparition » de l’Ordre du temple solaire quelques jours seulement avant qu’il ne fasse en fait 18 victimes en France… »

Les défenseurs des victimes s´estiment mal pris en compte

Avocats et associations représentant les victimes ont exprimé leur satisfaction devant la mobilisation du pouvoir, notamment face au travail effectué par la Miviludes. En revanche, ils se sont plaints des trop courts délais de prescription intervenant dans les affaires portées en justice, de l’énorme difficulté à agir, pour les familles, quand des majeurs consentants sont concernés (« il faudrait un système de protection de la "victime" majeure », selon Me Picotin) et du « manque de sensibilisation des procureurs et des juges ».

Quant à Daniel Vaillant, député maire de la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris, ancien ministre de l’intérieur, il a revendiqué lutter non seulement contre les « dérives sectaires », mais bien aussi contre les « sectes », même si aucune définition de ce terme n’existe juridiquement : « Face à ces gens qui ne sont là que pour exploiter et dominer, il faut que la République gagne le rapport de force ! » Il a félicité à ce propos les grands médias qui, « pour une fois », produisent des « effets bénéfiques grâce à leurs reportages et à leurs mises en garde très utiles ».

La conférence de presse annoncée en fin de colloque a été supprimée sans explication.

>> On peut regretter que, comme d’habitude dans ce domaine sensible, toute différence d’opinion soit soigneusement évitée, que le principe du contradictoire (un principe démocratique fondamental pourtant) ne soit jamais respecté. On comprend, dans cette ambiance, qu´ait été applaudi le vote en première lecture d’un amendement proposé par M. Vuilque pour exonérer le président de la Miviludes de toute responsabilité sur ses propos et lui épargner les recours éventuels des personnes ou des groupes par lui stigmatisés.

http://www.ouvertures.net/portail/l_id.asp?doc_id=538

22.10.2011

Rituels meurtriers des francs-maçons...

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Hier, sur France 2, diffusion du film d'Olivier Guignard « Rituels meurtriers » sur une idée originale d'Alain Bauer.

En gros, une histoire sombre et incompréhensible tant le scénario est abscons, de meurtres supposés rituels à proximité d'Obédiences maçonniques.

La ficelle est grosse : parlez de la franc-maçonnerie, agitez l'obsession du secret de ces messieurs-dames, glissez insidieusement des meurtres dans le synopsis, trouvez une intrigue où se mêlent les jalousies et rivalités entre Frères et Sœurs, entre maçons et extrême-droite, et vous ferez saliver le profane comme vous et moi.

Las, la sauce ne prend pas ou le soufflé retombe très vite, c'est comme vous voudrez. Personne ne tombe dans le panneau et c'est l'ennui qui, très vite, prend le dessus. Car le film est ennuyeux et prétentieux à souhait dans son désir de « révéler » des secrets qui, au final, ne sont que de polichinelle.

Au pire, le soupçon de complot qui pèse toujours sur les sociétés secrètes en général et la franc-maçonnerie en particulier, risque fort d'être remis au goût du jour.

Tout au long du scénario on chuchote au spectateur lambda qui ne se sent pas une âme d'initié, des phrases creuses censées lui présenter les maçons comme des chevaliers blancs, défenseurs des valeurs républicaines et autres droits de l'homme. Des templiers laïcs en quelque sorte.

Mais de drôles de gusses qui parlent de « trancher la gorge », de « disperser les cendres », se retrouvent autour d'une étoile à cinq branches inversées, symbole diabolique s'il en est, ont des mots secrets, comme le ridicule « Voltaire courage » et, en définitive, jouent précisément dans ce téléfilm le rôle occulte et trouble que tout le monde leur reproche.

Et tout cela se termine par une pirouette rocambolesque. Rideau, circulez y'a plus rien à voir !

Les francs-maçons devraient savoir une chose : dès qu’ils exhibent au dehors leurs tabliers, gants blancs et mots kabbalistiques, ils se rendent ridicules !

Alain Bauer est un des auteurs du scénario.

Ce monsieur Bauer fut Grand-Maître du Grand-Orient de France. Durant son mandat il s'exhiba partout où cela était possible ; toutes les stations de radio, tous les plateaux de TV l'ont vu prêcher sa bonne parole. Après sa grande maîtrise ce « très respectable Frère » a publié un livre dans lequel il prédisait la mort de la franc-maçonnerie, seule leçon qu'il retint de son expérience de Grand-Maître !

Monsieur Bauer s'est fait des relations, elles lui ont permis de se retrouver aujourd'hui conseiller sécurité du Président Sarkozy et titulaire d'une chaire de criminologie créée tout spécialement pour lui. Je suppose, les choses étant ce qu'elles sont, qu'il cherche à présent quelques appuis à gauche et, pour ce faire, il y a ces braves Loges qui ont bon dos et doivent bien servir à quelque chose.

Monsieur Bauer est l'exemple parfait de ces profanes qui entrent en franc-maçonnerie, non pas à la quête d'une initiation, mais pour se faire des relations et les instrumentaliser.

La franc-maçonnerie, écrivait Mircea Eliade, est légataire de toute la tradition initiatique occidentale.

Avec des Alain Bauer, cette tradition va à vau-l'eau.

Quand on jette des perles aux pourceaux...

Les acteurs sont tous bons et leur talent méritait mieux que ce grand guignol !

 

Mitso

18.10.2011

Pia Petersen ou l'heureuse rencontre

 

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                                                                    Pia Petersen

 

 

Il y a d'heureuses rencontres qu'on regrette ne pas avoir faites plus tôt. Je puis en témoigner après celle de madame Pia Petersen, danoise d'origine qui écrit en français.

Le français, elle l'a appris à la faculté, où elle a étudié la philosophie, mais aussi dans les rues y compris ses quartiers les plus interlopes. De quoi forger une langue, la tourner et retourner et mettre en relief ses facettes les plus subtiles . Dans cet art, le propre de l'écrivain, Pia Petersen excelle, mais sans ostentation, sans qu'à aucun moment l'auteur ne prenne le pas sur l'écriture.

Si elle était musicienne, au pupitre des bois, elle serait la flûtiste, qui donne le « la ».

Dans son roman « Une fenêtre au hasard », publié en 2005 chez Actes Sud, elle nous décrit en lignes sobres et pointillées, un peu à la manière d'un Seurat, l'histoire d'une femme qui se croit laide et insuffisante. En face de sa chambre il y a une fenêtre qui jamais ne s'ouvre, jusqu'au jour où un homme y paraît. Elle ne le connaît pas, mais, sans savoir pourquoi, cette arrivée inespérée l'émeut, dans le sens le plus étymologique du terme ; elle se sent projetée vers cet « autre » dont elle veut qu'il ne soit plus un non connu.

Alors, elle qui vit seule, s'inventant des relations et des histoires à raconter au bureau, elle l'épie, cet homme et, durant des heures, jumelles aux yeux, le regarde vivre dans ce chez soi dont elle prend possession.

Et elle lui parle, à cet homme qu'elle finit par connaître en chipant son courrier qu'elle lit et restitue aussitôt. Elle fait de lui son confident et le répondant de ses longs monologues, le héros d'une histoire que, jour après jour, elle couche sur le papier, et qui devient bien vite une histoire d'amour.

Pia Petersen, en petites phrases sobres nous conte le désarroi de l'âme seule qui veut se donner à l'autre dans un irrésistible besoin d'attachement. Roman de la solitude, « Une fenêtre au hasard », est aussi celui de l'amour, même désespéré, sans lequel, pour reprendre le thème d' « Au-dessous du volcan », « no se puede vivir », on ne peut vivre.

L'homme en face, finit par réaliser qu'il est épié, il rencontre, sans la reconnaître, celle qui le harcèle et se demande in fine si ce n'est pas elle la cause de son malaise, mais il ne lui en veut pas et finit par se sentir affreusement seul lui aussi.

Deux solitudes qui se conjuguent à distance et se rencontreront peut-être au détour d'une phrase, d'un chapitre... ou jamais.

« Je me sens si bien quand il est chez lui, c'est comme si nous étions tous les deux , seuls au monde mais ensemble ». (page 69).

La recette du bonheur est peut-être là : vivre seul avec le sentiment de la présence de l'autre.

Le style de madame Petersen est pareil à une brume légère qui ,au détour d'un mot, laisse transparaître un soleil éclatant, puis retombe enveloppant les choses et les gens dans leurs éphémères et pathétiques secrets.

Secrets que nous emporterons tous avec nous, malgré Pia Petersen qui, elle aussi, depuis sa fenêtre, nous en arrache des bribes...

 

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10.10.2011

Psychothérapie: nouvel outil des sectes

Les mouvements sectaires envahissent le domaines de la santé : nutritionistes suspects, chamanes illuminés, psychothérapeutes auto-proclamés, médecines dévoyées. Tous proposent des techniques hétérodoxes dont l'efficacité est au mieux nulle, au pire gravement nuisible à votre santé physique ou morale.

Sur cette vidéo, Monsieur Fenech, président de la Miviludes met le public en garde contre ces nuisances.

Hoplite

 

(Hoplite est une organisation basée à Londres (Royaume-Uni) dont le but est de contrer partout où cela peut se faire, et par toutes voies, dont celles du droit, les activités et l'emprise des mouvements sectaires. Si vous vous croyez sous l'influence d'un de ces mouvements, si vous craignez pour votre intégrité pshysique ou psychique, contactez-nous à waradcliff@gmx.com). 

 

 


Psychothérapie, nouvel outil des sectes par Europe1fr

03.10.2011

Voyantes, guérisseurs et exorcistes

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À Ligardes dans le Gers, Pierre Dulong, « guérisseur et exorciste » se livre à des séances de désenvoûtement./ Photo DDM, Morad Cherchari

 

 

Hier sur M6, un reportage sur les voyants, les guérisseurs et exorcistes. Nous sommes restés un peu sur notre faim. Peu de précisions sur le tarif de ces messieurs-dames, et un constat assez résigné sur l'engouement de trop de braves gens pour ces croyances d'un autre âge.

L'émission fut suivie d'un très bref constat par un sociologue et une actrice. Cette dernière monopolisa la parole pour étaler sa vie privée... élégant !

Alors qu'en penser ?

99% des supposés voyants et voyantes sont des escrocs qui surfent sur le désir de leurs clients d'être rassurés. Pour ce faire, il suffit d'un minimum de psychologie et surtout un toupet à toute épreuve doublé d'une absence totale de scrupules.

Officines de Dakar à destination des naïfs en France, demi-mondaine à Paris qui charme et prélève des crédules sous influence, provinciale adepte du tarot, l'oreillette en coin et le balai à la main. Cela n'empêche pas les « flash », dit-elle. Ni d'avoir l’œil rivé sur son compte au téléphone.

Ces hommes et femmes sont avant tout des manipulateurs. Ils sentent d'instinct (ça, c'est un don …) ce que leurs clients veulent entendre. Ce n'est pas très difficile, tout le monde veut gagner au loto, tomber amoureux, réussir en affaires, retrouver l'être aimé, guérir d'une maladie. Ont-ils en face d'eux un homme d'affaire ? ils lui prédiront un « contrat à venir » ou une « solution très favorable à un problème ». Est-ce une femme ? Il est facile de lui promettre un amour qui viendra ou reviendra, des conflits avec sa fille qui se régleront sous peu, un voyage « paradisiaque » dans un avenir proche (surtout quand madame est l'épouse d'un industriel en vue...).

Bref, un minimum de psychologie et un maximum de manipulation.

Et puis cet exorciste-guérisseur, prêtre d'une église gallicane de surcroît, en mission au milieu de patients qui envahissent sa salle d'attente dès potron-minet. Il a l'air un peu méphistophélique, de quoi faire reculer le diable lui-même qui se permet, le bougre ! d'envahir le cœur et l'esprit d'une jeune-fille qui, en crise, pousse des hurlements et parle allemand ou moldo-slovaque... bigre !

Soyons cependant objectif. Il est de ces cas dont la nature exacte nous échappe et pour lesquels la médecine universitaire n'est pas faite. Les crises de cette jeune-fille (à supposer qu'elles ne soient pas feintes) sont peut-être dans ce registre qui demande autre chose que l'on peut encore trouver dans les vieilles croyances de nos campagnes, dans des rituels issus du moyen-âge et dont le résultat est fonction de la crédulité de ceux à qui ils s'adressent. Tout ne peut être rationnel, clair et prouvé une fois pour toute, des zones d'ombres existent qui peuvent être le domaine réservé de certains qui les pénètrent et les exploitent.

Est-ce le cas de notre curé gallican ? Nous ne nous prononcerons pas, bien entendu, mais nous sommes persuadés qu'il ne peut s'adresser qu'à des gens qui a priori lui donnent déjà quitus.

Autrefois, le curé du village avait des ouailles et, dans bien des cas, savait comment s'y prendre pour calmer les angoisses. Aujourd'hui, le brave, il a en charge trois ou quatre paroisses, est débordé et plus dans le vent. Dommage !
Le chemin est donc libre pour ces faux-prophètes, diseuses et diseurs d'aventures toujours bonnes, de guérison « spontanées » et d'exorcismes patentés.

Et s'ils vous rassurent, vos économies ne le seront pas.

Ça, je vous le prédis!

29.09.2011

Belgique: la biologie totale condamnée

Quand la justice française sévira-t-elle donc ?

 

Un psychothérapeute a été condamné en Belgique pour pratique illégale de la médecine après avoir conseillé à des patients des traitements assimilés à la biologie totale.

Le président de la Miviludes Georges Fenech (AFP)Le président de la Miviludes Georges Fenech (AFP)

  • Il avait convaincu une patiente atteinte d’un cancer d’abandonner ses traitements pour recourir à des méthodes prônée par la Biologie Totale du docteur Claude Sabbah (cfSciences et Avenir n° 703 et 727). Elle en est morte. La justice Belge a condamné ce psychothérapeute  pour escroquerie et homicide involontaire.


En juin dernier la MIVILUVES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) dénonçait les pratiques de ces pseudo-thérapeutes conduisant les patients à se détourner de la médecine conventionnelle.

C’est le cas de la biologie totale pour qui toutes les maladies, y compris le cancer, ont pour origine un choc émotionnel appelé « conflit ». Pour guérir, il suffirait donc de retrouver l’origine de ce conflit. Une pratique largement inspirée de la Médecine Nouvelle Germanique du docteur allemand Ryke Geerd Hamer, condamné en 2004 pour escroquerie et complicité d’exercice illégal de la médecine. Depuis la Norvège où il s’est réfugié, ce pseudo-scientifique continue pourtant de promouvoir ses théories dangereuses. Claude Sabbah a, lui, cessé toute activité en 2008.

Mais ses adeptes, ainsi que ceux de Hamer, ont pris le relais sous des appellations variées. Ainsi, l’ancien infirmier Christian Flèche, installé près d’Aix en Provence, a créé l’Ecole de Psycho-bio-thérapie où il forme de nouveau pseudo-thérapeutes au « bio-décodage »; Salomon Sellam, médecin généraliste retiré de l’ordre, pratique et enseigne la « Psychosomatique Clinique » dans l’Héraut ; Gérard Athias, lui aussi ancien généraliste retiré de l’ordre et formé par Sabbah, « décrypte » le sens de la « mal à dit » dans son « Collège International Gérard Athias » à Hyères .

Olivier Hertel
Sciences et Avenir.fr
28/09/2011

Publié dans Sciences et Avenir en juillet 2007:

Une secte à l’université Panthéon-Sorbonne

 

Le 30 juin 2007, Claude Sabbah, chef de file de la mouvance sectaire « Biologie Totale des Etres Vivants », a donné une conférence exceptionnelle d’une journée dans un amphithéâtre de la prestigieuse université Panthéon-Sorbonne à Paris (cf. vidéo). Devant environ 400 personnes qui avaient payé entre 125 et 145€ l’entrée, il a fait l’apologie d’une psychothérapie qui prétend soigner instantanément toutes les maladies, mêmes les plus graves : cancers, SIDA, sclérose en plaques, dépressions, paralysies etc. Cet ancien médecin généraliste, retiré de l’ordre, va jusqu’à affirmer avoir soigné en une seule consultation, des malades atteints d’une sclérose en plaques ou encore d’une leucémie. Sa méthode, appelée aussi « Déprogrammation biologique » serait efficace lors de consultations téléphoniques et par transmission de pensées.  

Biologie totale: une secte en conférence à la Sorbonne... par sciencesetavenir 

La Biologie Totale de Claude Sabbah est inspirée de la « Médecine Nouvelle Germanique » du médecin allemand Ryke Geerd Hamer (interdit d’exercice de la médecine en Allemagne depuis 1986 et condamné en juillet 2004 par la cour d’appel de Chambéry à trois ans de prison pour escroquerie et complicité d’exercice illégal de la médecine). Claude Sabbah fait toute l’année du prosélytisme sur sa propre méthode lors de conférences dans toute la France ainsi qu’au Canada, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Surtout, il a formé et forme encore, des milliers de thérapeutes censés mettre en œuvre la «Déprogrammation biologique» auprès de malades incurables. 

L’ancien généraliste répète régulièrement à ses auditeurs et élèves que les malades ne doivent pas interrompre les traitements en cours. Mais dans le même temps il fustige violement le monde médical. Par exemple, lors de ces formations, il développe la théorie du complot fomenté par les représentants de la médecine conventionnelle qui falsifieraient les statistiques sur le cancer afin de manipuler l’opinion publique sur le succès des traitements. Il prétend aussi que les médecins et les institutions médicales trafiquent les essais cliniques des nouveaux médicaments pour faciliter leur mise sur le marché. Il assure enfin, que les connaissances scientifiques et médicales sont pour l’essentiel caduques. 

Selon Claude Sabbah, le patient détient lui-même le pouvoir de sa guérison, à condition qu’il accueille sans le moindre doute et sans le moindre barrage intellectuel le dogme de la Biologie Totale des Etres Vivants. Un entourage familial sceptique sur la méthode est, par ailleurs, susceptible de compromettre les chances de guérison. La Biologie Totale risque donc de provoquer chez les personnes fragilisées par la maladie une rupture du cercle familial et de conduire certains à renoncer à la médecine conventionnelle. Sciences et Avenir publiera dans son numéro de septembre de nouvelles révélations sur Claude Sabbah et la Biologie Totale des Etres Vivants. 

Olivier HERTEL

http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/sante/20110928.O...

27.09.2011

Coaching et dérives sectaires

 

 

C’est un fait irréfutable, le monde onirique du coaching profite de la publicité gratuite qu’offre Internet pour faire du prosélytisme et embrigader ses futurs adeptes. Il est impossible de trouver la moindre protestation ou le moindre témoignage faisant preuve d’esprit critique sur les sites de marketing soigneusement conçus par les coachs.
 
Les gourous qui se sont recyclés dans le coaching se sectionnent du monde extérieur et de la sorte ils deviennent sectes. Ils se sont créés un univers profondément  pervers et perfide. Le coach est tout puissant et omniscient, il use et abuse de subterfuges psychologiques puissants pour vous faire tomber dans ses filets sans que vous ne vous en aperceviez.
 
Les termes «  gourou » et «  secte » ne sont pas usurpés, mais représentent une réalité de plus en plus décriée notamment par les psychanalystes et les psychologues dignes de ce nom, qui perçoivent dans ce phénomène toute la dangerosité.

Les nouveaux gourous du XXIème  siècle ont emprunté une apparence sécurisante et leurs techniques sont plus élaborées que jamais. Ils vous étudient pour mieux vous asservir. Ils parlent votre langage, apportent des solutions à vos problèmes (solutions onéreuses et dangereuses), s’immiscent dans la société sans faire apparaître leurs véritables intentions.

Aujourd’hui, ils se sont infiltrés partout. Ils sont là pour vous aider à accoucher, à étudier, à retrouver confiance en vous, à ranger votre maison, à éduquer vos enfants, à trier votre frigo, à trouver votre moitié, à maigrir, à développer vos potentialités …

En réalité, ils vous réifient. Ils vous infantilisent et vous dépossèdent de vous-même.

Privilégiez les psychanalystes et les psychologues si vous ressentez le besoin de réaliser un travail sur vous-même. Conservez en toute circonstance votre esprit critique avec quiconque. Abandonnez toute forme de thérapie où l’on vous suggère des solutions et une analyse et où on vous signifie où se trouve votre bonheur. Les psychanalystes et psychologues de qualité ne pratiquent pas ce type d’analyse et de thérapie.

La société de consommation est là pour vous vendre du bonheur à chaque coin de rue. Un bonheur futile et inconsistant destiné à vous anesthésier afin que vous vous montriez docile. Votre malléabilité est un facteur de rentabilité. C’est à vous de refuser ce modèle de vie. Redevenez responsable de vous-même. Jetez ce modèle,, dénoncez ces coachs de pacotille et redevenez des être libres et responsables.
 
La docilité est un synonyme de rentabilité


Le bonheur, c’est comprendre que rien, ni personne ne viendra jamais vous combler dans votre vie, si ce n’est vous-même.

17.09.2011

Les dérives du néo-chamanisme

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Vrais chamanes ?

 

La vie n'est pas simple. On invente les autos pour aller plus vite, et puis voilà que le autos engendrent les embouteillages, des médicaments pour soigner et guérir, et ces derniers ont des effets secondaires... De quoi désespérer, non ?

Alors, il y a cette tendance au développement personnel (à propos des méfaits duquel il y aurait beaucoup à écrire, nous y reviendrons...), à un retour vers une spiritualité « libre », hors les murs des institutions religieuses, une nostalgie de ses « véritables racines » et de communion avec la nature.
Tout cela est fort respectable même si cela fait le nid de la mouvance « New age » avec toutes les outrances que cette dernière présuppose.

Parmi elles, le néo-chamanisme.

On pourrait se gausser de ces messieurs-dames qui se découvrent une âme d'Indiens et frappent, plus ou moins en cadence, sur un tambourin acheté  chez Auchan, s'il n'y avait chez eux, durement ancrée comme une foi, cette prétention à soigner autrui à l'aide de rituels de guérison, voire de substances hallucinogènes entraînant des états modifiés de conscience. Diverses dérives sectaires peuvent survenir, et surviennent plus qu'on ne le pense, dans ces groupuscules d'illuminés opérant une forme de syncrétisme entre des pratiques chamaniques et des traditions locales héritées du druidisme celtique.

Le chamanisme, si l'on adopte la définition de Pierre Couliano et Mircea Eliade , est : « un ensemble de méthodes extatiques et thérapeutiques dont le but est d’obtenir le contact avec l’univers parallèle mais invisible des esprits et l’appui de ces derniers dans la gestion des affaires humaines ».
Bien ! Pour communiquer avec les esprits, le chamane passe par des états modifiés de conscience (transes) auxquels il accède grâce au recours à des substances hallucinogènes et à divers moyens annexes (mortification du corps, jeûne, sons du tambour, etc...). Le néo chamanisme, lui, est un mouvement de réappropriation par les occidentaux des traditions chamaniques dans lequel, le rôle du chaman est réduit à la fonction de guérisseur. Dans le néo chamanisme, les rituels de guérison, conformément à l’adage holistique selon lequel la guérison physique passe d’abord par la guérison de l’esprit, peuvent désormais s’enseigner, se transmettre, voire faire l’objet d’un commerce lucratif (stages et sessions de développement personnel).

Il y a sans doute encore dans la taïga sibérienne ou dans ce qui reste d'indiens en Amérique du Nord comme du Sud, d'authentiques chamanes, des « medecine man », comme on les appelait autrefois. Ces hommes issus d'une lignée de chamanes possèdent encore une connaissance empirique des plantes comme de la psyché humaine, ils eurent une rôle à jouer autrefois quand la médecine occidentale ne soignait pas encore leur semblables. Aujourd'hui, ils sont la proie des objectifs des touristes.

Mais ne s'improvise pas chamane qui veut !

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires, dans son rapport de 2010, est très claire à ce sujet :
Néo-chamans de tout poil, nutritionnistes fantaisistes et gourous purificateurs du corps sont au cœur de ce rapport. Pour Georges Fenech, président de la Miviludes, la santé serait une des cibles favorites des groupuscules qui prospèrent par le biais de centres de psychothérapies alternatives et de techniques mal maîtrisées pouvant entraîner une emprise psychologique et une rupture sociale, deux caractéristiques de la dérive sectaire. « Actuellement 500 000 de nos concitoyens, sont touchés de manière directe ou par ricochet », ajoute-t-il.
La mouvance sectaire investit le domaine de la nutrition, lit-on dans le rapport de la Miviludes, en vantant les mérites de la détoxination, du respirianisme (qui, à l'extrême, préconise de se nourrir d'air et de lumière), de l'instinctothérapie (se nourrir selon son instinct), du crudivorisme (manger cru) et de l'urinothérapie (boire son urine, s'en asperger).
La Miviludes met donc en garde contre le néo-chamanisme, récupération mal digérée du chamanisme traditionnel d'autant plus inquiétante qu'elle s'accompagne souvent de la prise de substances hallucinogènes, comme l'iboga ou l'ayahuasca. Au total, une quinzaine de plantes psychoactives ont été répertoriées et l'on assiste au développement d'un nouveau tourisme non dénué de risques dans plusieurs pays d'Afrique ou d'Amérique du Sud, lors de stages de développement personnel.

Je vous invite donc à la plus grande prudence face à ces illuminés qui, consciemment ou non, transcendent le ridicule de leurs prétentions par des affirmations de thérapeutes aussi obsolètes que nuisibles.

Je vous rappelle mes papiers antérieurs :

 

http://benjamine.skynetblogs.be/archive/2011/06/16/sectes-2012-et-guerisseurs-criminels.html

http://benjamine.skynetblogs.be/archive/2011/04/27/ces-si-suspectes-formations-de-psychotherapeutes.html

http://benjamine.skynetblogs.be/archive/2011/01/04/les-sectes-contemporaines.html

 

08.09.2011

Brève ontologie de Dieu

trinite.jpg

La Trinité (icône de Roublev)

 

Vous avez déjà remarqué que, parlant de Dieu, on dit généralement :

Dieu existe, ou Dieu n’existe pas.

Il est rare d’entendre : Dieu est, ou Dieu n’est pas.

C’est curieux et pourtant cela s’explique.

Si Dieu est, il est sujet de être, il est donc un étant, or l’être est à chaque fois l’être d’un étant, et s’il est un étant, quel est son être ? Et Dieu ne peut donc être un étant, car l’être de l’étant n’est pas, par lui-même, un étant. Tout cela est très simple et très compliqué à la fois. Un peu comme le concept « être » qui est à la fois le plus général et le plus obscur qui soit.

C’est aussi le plus indéfinissable. Ce concept n’a pas d’attributs et ne peut être déduit de concepts supérieurs ou inférieurs. Nous ne savons rien de l’être. Tout ce que nous pouvons appréhender c’est « l’être-là », comme le nomme Heidegger, sous le vocable allemand : « Dasein ». Or Dieu n’est pas un « être-là ».

Dire : Dieu « est », implique directement une limitation de Dieu. Être, c’est « être dans l’espace et dans le temps », c’est « être-pour », « être-là », c’est « être en-vue-de » et ainsi de suite… Être, et n’être que "être", est insaisissable. Ce n’est qu’à travers l’étant que l’on peut saisir l’être. Mais Dieu n’étant pas un étant, ce saisissement est impossible.

Alors quoi, l’impasse ?

Oui et non. Oui sur le plan ontologique. Pour sortir ce cette impasse, faisons (quand même) de Dieu un sujet ; par exemple : Dieu est le créateur du monde. Ce disant, nous limitons Dieu à un étant »créateur du monde ». La question est de savoir d’où pro-vient cet étant et la réponse ne peut être trouvée que dans l’être de Dieu. Avant le prédicat « créateur du monde », il y a Dieu, que nous considérons dans la phrase comme sujet de être. C’est ce être lui-même qui en s’auto-limitant, en ne faisant de lui que « créateur du monde », se réduit et permet sa com-préhension comme « créateur du monde ».

Donc, Dieu pour être, doit se limiter, se fixer une borne, devenir un « être-là ». Quand on y réfléchit, c’est assez logique. « Si Dieu est, il est Tout-Puissant, or Dieu n’est pas Tout-Puissant, car il ne peut se permettre de ne pas être, donc Dieu n’est pas et, par conséquent, n’existe pas ! » Il est clair que pour un croyant, Dieu est aussi le créateur de l’être et du non-être. Mais à partir du moment où Dieu instaure l’ordre de l’être et du non-être, il s’assujettit librement à cet ordre, pour ne devenir lui aussi qu’ un étant issu du voilement de l’être. Dieu s’auto-limite pour permettre d’ex-ister dans sa création. Dieu, en quelque sorte est sorti de sa stance pour ex-ister parmi nous.

C’est ce qui fait dire plus spontanément : « Dieu existe »

07:30 Écrit par Benjamine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, dieu, ontologie |  Facebook |

06.09.2011

D'Onfray et de Freud

Cet article a été publié en mai 2010 par Mitso à l'occasion du livre cité infra. Il n'a pas pris une ride et, depuis cette date, aucune réponse digne de nom n'a été apportée à la thèse de Michel Onfray. Je le publie avec sa permission, me proposant d'écrire sous peu un papier sur la psychanalyse jungienne.

 

 

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Michel Onfray

 

M.Onfray est un très bon vulgarisateur doublé d'un pédagogue hors pair. Ce philosophe nietzschéen, tendance hédoniste, est avant tout un grand bosseur, un auteur prolifique et un homme qui défend bec et ongles ses convictions.

On les connaît: athéisme, anti idéalisme platonicien, remise en cause de l'essentialisme, restauration du matérialisme, des philosophes pré-socratiques, et de penseurs perdus dans les oubliettes de l'Histoire ou de l'Inquisition. 

M. Onfray en plus, anime, à Caen, l'Université Populaire dont il est le fondateur et professeur référent. C'est une excellente initiative pour que la culture et la pensée ne soient plus réservées à quelques cénacles de gens choisis qui se comprennent seulement entre eux

Bref, M. Onfray, en bon disciple du Maître de Weimar, est un dé-constructeur postanarchique zélé, qui n'a pas peur de se faire taxer de provocateur, dès lors, qu'armé d'un marteau et d'un burin, il s'attaque aux idoles.

Il s'était frotté à Dieu dans son « Traité d'athéologie », mais Dieu est trop malin, il se cache derrière les hommes, et si Onfray a fait exploser plus d'une pléiade de prélats romain, d'ayatollahs bornés ou de gourous de province, Dieu est demeuré hors de sa portée. Beau succès de librairie donc, mais flop sur la cible.

Son dernier opus nous propose de remettre la psychanalyse et son papa, Sigmund Freud, à la place qu'ils méritent, et les faire descendre tous les deux de cet autel sacrificatoire où de pieux disciples  accourent en masse déposer les offrandes que leurs dieux exigent.

M. Onfray nous dit avoir lu tout Freud, ses biographes autorisés comme les autres, sa correspondance, les critiques et les encensements sur son œuvre.

Il nous revient avec un brûlot fort bien structuré, très didactique, où toute critique a pour genèse l’œuvre même du maître et se décline à l'intérieur du processus psychanalytique.

Ses conclusions sont sans appel: la psychanalyse n'est pas une science, tout juste une méthode d'introspection subjective qui ne peut avoir aucune portée universelle.

Bref, la psychanalyse fut très bonne pour... Sigmund Freud himself !

Et M. Onfray de dénoncer la prétention de Freud a vouloir extrapoler, au départ d'une expérience subjective, une loi universelle.

Ainsi le complexe d’œdipe,  que Freud découvre lors d'une « auto-analyse » et qu'il transforme aussi sec en complexe général touchant tous les mâles.

Même processus pour le « meurtre du père », que Freud décèle en lui, et qu'il étend, sans plus, à l'humanité entière.

Et cette prétention à l'universel se fait eo ipso, sans expérience, sans démonstration, sans contradiction, par le seul fait de la « voix  et la volonté du maître ».

« Caricatures » crient les freudiens purs et durs qui dénoncent la simplification opérée par Onfray, et le taxent, comme Madame Roudinesco, d'antisémite (nous y voilà !!) et d'apologue de l'extrême droite (?!!?).

En somme, à ce qu'ils appellent une « caricature », ils répliquent par l'insulte.

Ce livre sera, est déjà, un succès.

Je m'en réjouis, dans la mesure où je jubile quand des idoles vacillent sur leur socle. Que Freud en soit une, personne ne le contestera.

J'attends, avec impatience, une réponse claire, structurée, intelligente et honnête, à cet opus qui me paraît bétonné sur le plan de l'information freudienne.

La psychanalyse, si psychanalyse il y a, est une chose trop sérieuse pour qu'elle soit le domaine réservé de quelques initiés qui, dans des cénacles feutrés, se congratulent les uns les autres et jettent l'anathème sur qui vient troubler leur superbe.

M. Onfray est celui qui, à tort ou a raison, nous dit que le Roi est nu...

L'occasion pour nous de le constater ou non de visu.

 

Michel Onfray: "Le crépuscule d'une étoile. L'affabulation freudienne". Grasset éditeur

04.09.2011

La médecine diabolique du Dr. Hamer

médecine, médecine parallèle, dr hamer, nouvelle germanique medecine, biologie totale

L'ex-médecin Hamer (condamné en France et en Allemagne)

 

L'article publié sur le site :

http://seulomonde.canalblog.com/archives/2010/11/12/19586386.html

le voici :

La médecine diabolique du Dr Hamer.

Ils sont partout, ils commentent des articles, s'infiltrent dans les forums de discussion, ils vont jusqu'à créer des blogs de médecine douce, pour ne pas dire nouvelle médecine germanique (le nom de la théorie du Dr. Hamer, c'est moi qui précise).

La propagande infernale des disciples de Hamer à travers différents pays, pour vendre leur médecine diabolique, est à son comble. La biologie totale se sert beaucoup d'un reportage sur Lara Fabian (chanteuse) qui prétend avoir été guérie dans une émission de télévision. Cette vidéo circule sur internet "telle une publicité".

La nouvelle médecine germanique s'inspire à son tour de l'emblème d'un artiste pour véhiculer sa théorie.

En Espagne le site de la Médecine nouvelle du docteur Hamer se sert de la notoriété d'une actrice pour attirer dans ses filets de futurs adeptes.

L'actrice Carla Duval décédée d'un cancer du col de l'utérus fin octobre 2010, se retrouve donc sur le site de la médecine nouvelle espagnole , les auteurs du site reviennent sur la vie affective de l'actrice," celle ci avait des problèmes familiaux, au point de rendre publique sa séparation avec son mari, la NMG indique que les femmes ayant ce type de cancer ont des relations problématiques avec leur partenaire, ce qui entraîne souvent des actes d'infidélité et l'ont vécue comme un DHS" En gros, ils expliquent, suivant leur théorie, le choc émotionnel qu'aurait subi l'actrice.

Les auteurs du site et les acteurs de la médecine nouvelle connaissent très bien, comment fonctionnent les moteurs de recherche, quels mots clés seront tapés par les internautes, en se servant du nom de l'actrice Carla Duval, ils s'assurent un potentiel élevé du nombre de visiteurs. Et malheureusement de potentielles nouvelles victimes.

Des charlatans nichent aussi dans les forums de discussion

Plus inquiétant, dans la façon de chercher leurs proies, les forums de discussions sont très prisés des internautes, notamment ceux de la santé, on veut y trouver une réponse, on veut comprendre sa maladie, souvent dans une pleine détresse, on peut se retrouver face à un charlatan, sous un pseudo anonyme, il prônera les bienfaits de la médecine nouvelle, au départ la conversation sera courtoise, et un semblant de mise en confiance, mais très vite l'adepte aiguillera son interlocuteur vers cette médecine, en lui faisant miroiter qu'une guérison sans médicaments est possible. Comme cet extrait d'un message posté sur Doctissimo:

"Avec la Médecine Nouvelle, 95 % des patients qui ne sont pas traités (pas de chimio, etc...) survivent. Chez les animaux, nous parlerons de 80 à 90 % de guérisons spontanées si nous laissons faire la nature. Avant 1981, nous avions de nombreuses théories quant à l'origine du cancer, mais personne ne croyait possible qu'il puisse survenir lors d'un choc conflictuel biologique extrêmement brutal, dramatiquement vécu dans l'isolement. Néanmoins, cette hypothèse fut déjà citée il y a plusieurs siècles ainsi que dans l'Antiquité, mais elle était depuis tombée dans l'oubli et considérée comme "non scientifique" .

Alors la prudence s'impose...

(fin de l'article)

Je ne crois pas que ce soit la prudence qui s'impose, mais bien l'indignation ! Sur ce même site (seulomonde) on peut lire le témoignage d'une famille qui a assisté, impuissante, à l'agonie d'une de ses membres atteinte d'un cancer du sein et qu'une radiesthésiste criminelle poussait à ne se soigner qu'avec du pissenlit !

Mon ami Mitso a connu une folle qui lui assurait que sa cataracte résultait de sa volonté de ne pas voir la réalité de face (sic) et qu'elle se résorberait toute seule dès qu'il prendrait conscience de ce fait. A la suivre, il serait devenu aveugle !

Mais que fait la police face à ces fanatiques irresponsables  ?

30.08.2011

Inceste et faux souvenirs induits

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Il y a des femmes (le problème touche aussi les hommes, mais dans une moindre mesure) qui, au bout de vingt ou trente ans, sont persuadées d'avoir subis des abus sexuels de la part de leur père, beau-père ou grand-père. Pour elles, cet inceste dont elles ne se souvenaient pas, leur a été révélé au terme de séances de psychothérapie. Dès cette découverte, elles ont tendance à rompre avec leur environnement familial et à faire de ce traumatisme l'unique cause de leur névrose.
La suite peut-être dramatique : dénonciation, procès, condamnation ou non, rupture avec le lien familial et, au bout du compte, une solitude qui accentue encore l'effet de victimisation.

Or, dans l'immense majorité des cas, ces faits d'inceste s'avèrent faux. On parle alors de «faux souvenirs induits ».

Ce sont des souvenirs qu'un psychothérapeute génère dans votre mémoire pour expliquer certains troubles de votre comportement, notamment sexuel.

Pour cela, il utilise des techniques qui ont un nom : Théorie de la mémoire refoulée, des souvenirs refoulés, Repressed Memory Therapy, Age Regression Therapy etc... En anglais, cela fait plus sérieux !

Un documentaire programmé par France 2 en 2009, nous montre la séquence suivante :

Une journaliste prétendant avoir un problème d’ordre sexuel a pris rendez-vous avec une thérapeute, connue pour pratiquer la méthode des faux souvenirs induits.

Après deux minutes d’entretien, la thérapeute identifie la cause de son problème : « Le dégoût, ça ne surgit pas du néant, hein ? Le dégoût, c’est lié à des souvenirs dégoûtants. En général, ils ont été refoulés, bien refoulés. Ça veut dire que vous avez été en contact avec la sexualité d’un adulte ou d’un adolescent plus âgé que vous pendant votre enfance, ou votre adolescence, qui vous a fait des choses, que vous avez trouvées dégoûtantes, tellement dégoûtantes que vous avez tout oublié, apparemment… Vous n’en avez aucun souvenir, rien de plus normal. Le psychisme fabrique ce refoulement, en général parce que ça implique une personne proche… ».

Après vingt minutes, elle a mis ainsi le projecteur sur une personne proche, quelqu’un de la famille. Elle lui demande de lui raconter quelques-uns de ses plus vieux souvenirs et de lui donner des informations sur sa famille, en faisant avec elle son arbre généalogique.

Elle lui propose de faire parler son inconscient, par le biais d’une « canalisation ». La journaliste doit poser sa main sur l’épaule gauche de la thérapeute (droitière), pendant que celle-ci note les informations livrées par l’inconscient (de qui ?).

En moins de cinq minutes, l’auteur du viol est démasqué. Il s’agit du grand-père.

Une deuxième « canalisation » permet de déterminer qu’il s’agit de fellations répétées entre 6 et 11 ans. La mort accidentelle du grand-père, écrasé par un tracteur, devient un juste châtiment divin : « Il paie pour ce qu’il a fait » (encore un qui paie !).

Quarante cinq minutes pour en arriver là.

Les deux séances de « canalisations » coûtent 80 € chacune, soit 160 €, en liquide.

Une deuxième séance de thérapie, quelques jours plus tard, avec le même procédé, s’achève par la rupture décidée par la thérapeute d’avec la mère. La journaliste dit avoir parlé à sa mère, qui a nié. La thérapeute dit : « Le discours de votre mère est standard, elle s’en fout ». Et à l’issue d’une nouvelle séance de « canalisation », elle affirme : « Je pense que vous venez de perdre votre mère. »

Quelques dizaines de minutes pour en arriver là. Encore 80 €.

La suggestion est efficace, froide, implacable. La thérapeute déploie sa théorie et son interprétation, sans égard pour l’individu qui est en face d’elle. Comme elle le précise elle-même, elle connaît toute l’histoire, et cela depuis qu’elle a commencé à exercer en 1980. C’est la caution de l’expérience.

A la fin du document, la journaliste récapitule les caractéristiques communes de ces dérives sectaires :

Manipulation mentale

Escroquerie financière

Isolement

Rupture avec l’environnement familial

 

Voilà le résultat après quelques séances chèrement payées à une psychothérapeute auto-proclamée ou titulaire d'un diplôme délivré au bout d'une formation privée !

L'histoire de cette journaliste qui infiltre cette psychothérapeute est emblématique.

La psychothérapeute dénonce un « coupable », ne s’embarrasse guère de preuves, et renvoie sa cliente, sans plus !

Ce n'est pas pour rien que la Mission Interministérielle de lutte contre les dérives sectaires recommande pour les magistrats une formation à ce type de souvenirs.

Mais la victime, c'est aussi le patient trompé par des charlatans et convaincue de la justesse de leurs conclusions. Et qui reste sur le carreau avec sa névrose !

Il y a ainsi des centaines de femmes qui croient dur comme fer avoir été, durant leur enfance, victime d'abus sexuel et qui, a posteriori, présentent tous les syndromes de ce traumatisme psychique.

Alors qu'un diagnostic établi par un professionnel de la santé, psychiatre ou psychologue, aurait pu cerner et résoudre les problèmes de la patiente au terme d'une analyse conforme aux normes universitaires en la matière.

27.08.2011

Affaire DSK: que conclure ?

Mieux vaut un coupable en liberté plutôt qu'un innocent en prison. Voilà ce que l'on pourrait logiquement se dire au sortir de ce fait divers mondial qu'a été l'affaire DSK à New-York. Il y a pourtant un goût amer qui reste, celui d'une injustice patente à l'égard d'une victime présumée. D'autant plus qu'elle est noire, immigrée, inculte, pauvre et que son agresseur présumé est, lui, riche, puissant et intelligent.
Il y a carrément le dégoût quand on entend certains, au parti socialiste, se réjouir de ce "blanchiment", de cette "réhabilitation" comme ils disent, alors que le rapport du procureur de New-York confirme la relation sexuelle "probablement non consentie", et abandonne les charges faute de pouvoir les prouver.  Ce qui, en France, eut été impensable.
Mauvaise nouvelle pour les femmes en général, et pour celles qui sont défavorisées en particulier.

Depuis: justice. skynetblogs. be:

 

DSK ou l'injure faite à la pauvre

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Quand au sortir d'une relation sexuelle, une femme présente une déchirure des ligaments de l'épaule et une lésion dans la région vaginale, il s'est passé quelque chose qui s'appelle violence.

C'est le rapport clinique de l'état physique de madame Diallo après sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn, le quatorze mai dernier.

Un juge français se serait posé, à raison, des questions.

Aux États-Unis, rien de pareil.

La procédure est strictement contradictoire, ce qui signifie que le procureur va rechercher des éléments lui permettant de conclure à la culpabilité du justiciable. L'avocat de la défense, lui, fera le contraire.

Le procureur est élu. Il doit, au bout de son mandat, pouvoir dire à ses électeurs : j'ai gagné (c'est le terme qui s'impose!) autant de procès, j'ai mis en taule autant d'accusés, accordez-moi à nouveau votre confiance. S'il estime que sa partie sera rude, qu'il risque de se faire désavouer, il préfère en rester là et abandonner les poursuites. En se disant qu'au civil la partie qui s'estime lésée l'emportera plus facilement. Pareil à Pilate, il s'en lave les mains !

Madame Diallo aurait mérité un procès. Si les faits s'étaient passés en France, c'est ce qui aurait eu lieu. Notre justice est ce qu'elle est, mais les procureurs ne doivent pas caresser dans le sens du poil des électeurs, et le président et les magistrats d'une Cour ou d'un Tribunal sont libres.

Un procès aux États-Unis, c'est le redoutable« cross examination », c'est-à-dire l'interrogatoire de l'accusé et du plaignant. Monsieur Strauss-Kahn aurait eu à répondre de sa réputation, de son étrange rapport envers les femmes, et surtout du pourquoi de l'état physique de madame Diallo après leur rencontre !

On aurait pu, alors, saisir la face cachée de cet homme...

Peut-être qu'à l'issue de cette confrontation les jurés auraient jugés qu'après tout Dieu seul sait ce qui s'était passé dans cette suite du Sofitel, et qu'ils auraient blanchi le Français. Mais elle aurait pu s'exprimer, elle, une immigrée africaine, sans la culture et le charisme de celui qu'elle accuse.

Le début de l'affaire nous a tous estomaqués ! Strauss-Kahn menotté, emprisonné et les Américains nous assurant que la justice chez eux, c'est comme ça : pas de différence entre les puissants et les sans grades. C'est vrai, mais avec un bémol que nous venons de pointer du doigt.

Reste le procès civil qui se déroulera dans un an ou deux et où madame Diallo peut placer tous ses espoirs.

Quant à monsieur Strauss-Kahn, il a déclaré vouloir revenir en France (où l'attend la plainte de Tristane Banon...).

Qu'il le fasse et jouisse d'un repos... mal mérité ! 

21.08.2011

Vous avez dit: "vérité" ?

On dit que l'homme souhaite connaître la vérité.
J'en doute !
Toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre, dit la sagesse populaire.
Et puis c'est quoi la vérité ?
Jésus interrogé par Pilate qui lui demande ce qu'est la vérité, se tait !
Même Jésus se tait !
La vérité c'est l'adéquation de l'intellect et de la chose.
Si la porte est vraiment fermée et que je l'affirme, je dis la vérité.
Plutôt que la vérité, l'homme recherche sa sécurité, son confort. Il est comme ça, l'homme. Et peu lui importe que sa sécurité, la disparition de son angoisse, se paie au prix de la vérité. Il y a des lâcheté et des abstentions qui rapportent.
Dans l'exemple de la porte fermée, le sujet est sécurisé: la porte est fermée, les voleurs n'entreront pas.
La connaissance veut saisir le vrai. Vaste tâche ! Et irréalisable avec ça. Tous les hommes de science vous le diront: il n'y a aucune certitude, il n'y a que des apories (ce qui consiste à constater que ce qui est, est). Même 2+2=4 est un axiome. C'est indémontrable. 
Des apories ou des axiomes.
De plus, en admettant que l'on puisse saisir la vérité, encore faut-il la traduire dans un langage universel, un langage compris par tous. Le langage le plus approprié pour ce faire sont les mathématiques, or ces mathématiques reposent sur des axiomes. Dur !
De plus, tout langage est interprétation: "Dire quelque chose de quelque chose, c'est, au sens complet du mot, interpréter."
(Paul Ricoeur: De l'Interprétation.)
Mais laissons là, la "Vérité".
Il y a aussi des "vérités" subjectives, des vérités qui s'appuient sur des arguments  sensibles au coeur comme les définissait Pascal.
Ce sont les vérités de l'opinion (la "Doxa" des Grecs).
"Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger." (toujours Pascal).
La force de conviction subjective confère à cette dernière une dimension de vérité. Intéressant, non ?
Cela signifie que plus la conviction est forte, plus elle peut "sembler être" la vérité. C'est le principe qui prévaut en Cour d'Assises. C'est la réhabilitation des sophistes.
Kierkegaard fait plus fort encore, lisez:
"... voici une telle définition de la vérité: l'incertitude objective maintenue dans l'approbation de l'intériorité la plus passionnée est la vérité, la plus haute vérité pour un existant." (Miettes philosophiques).
La passion dans le concept vérité... Bravo !
Avouez que cela n'est pas très sérieux, délirant même....
Mais cela me plaît !
Klierkegaard en remet une louche. Toujours dans le même opus il écrit:  "... les vérités objectives sont froides et neutres."
Heidegger dans "Etre et Temps" nous offre une longue et remarquable méditation sur "alètheia", "vérité" en grec; étymologiquement "dévoilement" ou "a-lèthè", sans latence, sans léthargie.
C'est, pour ce grand Maître, l'ouverture de la clarté qui laisse advenir l'être et la pensée dans leur puissance commune. La Vérité c'est "mettre en lumière". Vérité c'est être découvrant.
La Vérité c'est être découvrant...  Beau, non ?
D'autant plus que l'on ne découvre jamais assez.
On ne découvre jamais tout.
Le dévoilement suppose le voilement originel.

 

 

 

"Dévoilement" Acrylique de Dim's.

19.08.2011

Depardieu une ordure ? Mais pas un salaud !

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Vendredi 16 août, vol Paris-Dublin. L'acteur Depardieu, au moment du décollage souhaite se rendre aux toilettes, l'hôtesse l'informe que ces dernières sont interdites durant la phase de décollage. Je veux pisser  (sic) insiste l'acteur, l'hôtesse, très zen, réitère l'interdiction. Alors, l'acteur saisit une bouteille en plastique et urine dedans. La bouteille se renverse, la moquette est souillée, l'avion retourne au parking : deux heures de retard !
Il avait bu, dit une passagère. Je suis outrée, ajoute une autre. Je suis une ordure, avait avoué en mai dernier Depardieu à Frédéric Taddeï (voir vidéo).

Et l'on peut lire, de ci et delà, des anthologies des outrances de l'acteur. Il aurait déclaré, en 1996, au retour d'un voyage à Cuba, que Castro, somme toute, ce n'était pas si mal que ça. Vraiment, doivent se dire quelques instruits de bazar, diplôme d'écoles chics et très chères  en poche dans leur froc Armani: de quel droit cet amuseur se permet-il de réfléchir ? Les acteurs, pour eux, sont des bouffons, amuseurs de leurs salons, avec lesquels on se montre, mais ne discute pas.

A une journaliste qui l'apostrophe à la sortie du film Mammuth : vous avez dédié ce film à votre fils ? (qui s'est suicidé il y a quelques années). Oui ! Elle (qui veut en remettre une couche) : parlez-nous de lui. Depardieu : salope ! Elle aurait dû savoir, la gourde, qu'il y a des douleurs qui demeurent muettes et ne s'exhibent pas !

Pour lui, la politique : une basse-cour avec une bande de coqs et de poules qui se chient dessus.

Presque vrai : en fait, non pas des coqs et des poules, mais des paons et des paonnes !

Un ivrogne, Depardieu ?

Il y a de quoi, quand on réalise dans sa chair la laideur du monde, la mesquinerie congénitale de ses semblables, leurs addictions à l'argent, au pouvoir, à l'éphémère, à l'individualisme assassin, réducteur, fanatique et brutal.

Il y a de quoi uriner sans vergogne devant ce parterre de suffisance vulgaire et exhibitionniste . Roter et péter sans retenue au milieu de cet aréopage d'auto-satisfaction orgasmique.

Et se définir comme ordure.

Ordure pour les autres, qui sont l'enfer.

Depardieu est l'ordure des bourgeois, l'ordure qui ne joue pas le jeu auquel ils l'astreignent. On demande à l'acteur d'être à l'aune des caprices de la société qui le paie, un peu comme le garçon de café de Sartre, celui qui joue son rôle et qui est un beau salaud.

Oui, Depardieu est un ordure pour ces gens là.

Ce n'est pas un salaud.

Les salauds sont les autres ! 

 


Depardieu je suis une vrai ordure [Fun] CSOJ... par peanutsie

18.08.2011

Coco Chanel, les Allemands, les juifs et les collabos

Il est des femmes d'exception qui, dans des domaines bien spécifiques,  n'ont ni scrupules ni discernement, Mademoiselle Chanel était de celles-là. Ambitieuse, elle ne connaissait qu'une morale: celle qui est bonne pour elle.
C'est ce qui l'a sans doute poussée à manoeuvrer pour que la maison qui porte son nom, mais appartient de fait à une famille juive, les Wertheimer, devienne totalement sienne. Et si pour cela il fallait passer par l'Allemand, qu'à cela ne tienne ! Un historien américian remet les points sur les "i". L'Histoire revient toujours, quitte à réveiller les morts.
Une exception, mademoiselle Chanel? Pas du tout ! Son antisémitisme, courant à l'époque, était partagé par nombre d'artistes et d'intellectuels. Avec l'occupant, ils se trouvaient donc en osmose.  Ajoutez l'anticommunisme viscéral, la conviction en 1940 que la victoire a des ailes allemandes, tout y est pour profiter de la situation... et s'en accomoder !
Rien de nouveau sous le soleil, pas de quoi fouetter un chat, tout juste hausser les épaules...

 

 

 

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Une nouvelle biographie de Coco Chanel, «Sleeping With the Enemy, Coco Chanel secret war» (Coucher avec l'ennemi, la guerre secrète de Coco Chanel) qui sort aux Etats-Unis le 16 août devrait faire grincer des dents et sérieusement écorner l'image de l'icône de la mode. Même si cela ne retire rien au fait qu'elle a révolutionné la façon dont les femmes s'habillent, cela jette une ombre sur son passé et sa personnalité écrit le site américain The Daily Beast. L'auteur du livre Hal Vaughan est un spécialiste de la seconde guerre mondiale. Et certaines phrases de son livre sont dévastatrices pour le symbole de l'élégance française:

«Férocement antisémite bien avant que cela soit un moyen de plaire à l'occupant allemand, elle devint riche en se faisant apprécier des très riches et partageait leur détestation des juifs, des syndicats, des francs-maçons, des socialistes et du communisme. Elle estimait après 1933 que Hitler était un grands européen».

Elle était manifestement très influençable et trop amoureuse et cela ne l'a pas aidé de «coucher avec l'ennemi», en l'occurrence le Baron Hans Günther von Dinklage (surnommé «Spatz»), qui était à la fois beau, charmeur, cultivé, sophistiqué, parlait le français à la perfection, et était surtout un «maître espion» travaillant pour les services secrets allemands. Le Baron a manifestement utilisé Coco Chanel et l'a même embarqué en 1943 dans une tentative assez irréaliste et ridicule de paix séparée avec la Grande-Bretagne où elle aurait servi d'intermédiaire.

A la Libération, Coco Chanel a bien été interrogée par un juge français sur des soupçons de collaboration, mais l'affaire n'a jamais été plus loin, elle le doit sans doute à l'amitié que lui portait Winston Churchill.

Pour sa défense, The Daily Beast, met en avant trois choses sur Coco Chanel: «premièrement, elle était un génie qui a changé totalement la façon dont les femmes s'habillent et se voient, deuxièmement, elle était une femme d'affaires brillante et sans scrupules…, et troisièmement,elle était trop naîve politiquement pour réaliser qu'elle était du coté des perdants ou pour faire habilement la délicate transition de la collaboration totale, vers la collaboration à reculons pour finir par l'enthousiasme pour De Gaulle et les alliés» qui a été si fréquente dans les classes dirigeantes françaises en 1943 et 1944.

André Malraux avait déclaré: «de ce siècle en France, seuls trois noms resteront:  de Gaulle, Picasso, et Chanel». Un héros militaire et politique, un Espagnol et une collaboratrice.  Un résumé du 20éme siècle...

Photo: Coco Chanel Archives

 

 

 

15.08.2011

Marie pleine de grâces

 

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Dans le monde des réalités sensibles l'histoire aurait pu être celle-ci. Marie, une jeune palestinienne de 12 ou 13 ans, est visitée par l'ange Gabriel qui la salue, l'assure qu'elle est « keharitoomenè » (toute favorisée) et lui annonce qu'elle est enceinte. Marie, depuis son enfance, est promise à un charpentier de Nazareth, Joseph. C'est une coutume ancestrale que de promettre une fille dès sa naissance. Un mois après les premières menstrues, elle est mariée. L'histoire ne nous dit pas non plus si Marie sera la première épouse de Joseph, les juifs sont polygames ne l'oublions pas.

Quand l'ange lui révèle sa grossesse, Marie est impressionnée : comment pourrais-je être enceinte, moi qui n'ai point connu d'homme ? L'ange ne se démonte pas :un souffle saint viendra sur toi et une force du Très-Haut te couvrira d'ombre. C'est pourquoi celui qui va naître est saint et sera appelé fils de Dieu (trad . Pascale Mounier et Pierre Létourneau).

Figure archétypale de la vierge-mère,voyons comment Marie,  mère de Dieu , occupe cette place privilégiée.

Dans le monde profane, les vierges ne sont jamais enceintes, les morts ne ressuscitent pas et si les malades guérissent, c'est grâce aux médecins. La réalité quand elle est sensible, ne souffre aucune exception.

Les textes sacrés ne sont pas historiques, ils ne déroulent pas dans l'espace et le temps un récit linéaire. Ils illustrent une réalité qui dépasse les sens ordinaires et se tient dans un « présent éternel ». Ils procèdent du « monde imaginal »

C'est le philosophe et islamisant Henri Corbin qui a développé ce concept, qu'il décrit comme suit :

 La fonction du mundus imaginalis et des Formes imaginales se définit par leur situation médiane et médiatrice entre le monde intelligible et le monde sensible. D’une part, elle immatérialise les Formes sensibles, d’autre part, elle « imaginalise » les formes intelligibles auxquelles elle donne figure et dimension. Le monde imaginal symbolise d’une part avec les Formes sensibles, d’autre part avec les Formes intelligibles. C’est cette situation médiane qui d’emblée impose à la puissance imaginative une discipline impensable là où elle s’est dégradée en « fantaisie », ne secrétant que de l’imaginaire, de l’irréel, et capable de tous les dévergondages. 

Les paroles de l'ange se déclinent sur ce mode. Le souffle et l'ombre font référence à cette descente par palier de la lumière divine, monde après monde. Marie, à travers l'Annonciation, donne sa figure et sa dimension à la forme intelligible de la vierge-mère qui donne naissance à l'homme-Dieu.

Homme-Dieu et Vierge-Mère, indissolublement lié dans un monde qui n'est ni celui empirique des sens, ni le monde abstrait de l'intellect. Marie est l'image de l'incarnation de l'absolu dans le relatif, de la transcendance dans l'immanence.

La sublime réponse de Marie est à la mesure de la gloire qui l'attend : vois, (je suis) la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole.

Elle ne pose plus de « pourquoi ? », ni de « comment ? », elle n'est pas Moïse qui dans son dialogue avec le buisson ardent veut avoir le dernier mot. Elle est « soumise », les musulmans ne s'y tromperont pas. Le Coran lui consacre une sourate.

Marie, médiatrice entre le ciel et la terre, entre Dieu et les hommes, trait qui relie le relatif à l'absolu. Figure parfaite de la mère et son enfant.

Elle est, en ce quinze août, au moment où la mère-terre nous offre à profusion ses fruits les plus mûrs, le fruit immaculé de la création divine. Annonciatrice, elle est déjà ce que nous sommes en puissance.

Femme porteuse de Dieu (theotokos), elle devient à elle seule la « gloire qui convient à Dieu », l'ornement de Sa création, la transfiguration annoncée de l'humanité.

Le culte marial nous est proche précisément par cette humanité arrachée à l'immanence. Elle est l'image de la créature réintégrée dans son état édénique, la promesse de l'éternité heureuse dans la communion avec Dieu.

… toutes les génération m'appelleront l'Heureuse... (Luc. 1.48)

 

source: candide.over-blog.com

 

11.08.2011

Soyez extraordinaire !

Ne menez pas une vie ordinaire. Votre vie est exceptionnelle, vous ne la vivrez qu’une fois, alors n’en faites pas quelque chose de banal.
C’est vite écrit cela, car, si l’on y réfléchit, tout se conjugue pour vous faire passer la vie la plus ordinaire qui soit. « Tout », c’est la vision bourgeoise de la vie, celle préoccupée par le « bien être », ou la vision marxiste qui vous voit comme « producteur.
Ne vivez pas pour être simplement « bien » ou pour produire, ou pour consommer comme le veut la vision capitaliste libérale.
 "Les petits et vulgaires plaisirs », comme les appellaient Tocqueville, fuyez-les !
Partez à la recherche de votre « authenticité ».
Là aussi, c’est vite écrit. C’est quoi l’authenticité ?
C’est marquer votre positionnement face à l’autre. L’autre c’est celui qui n’est pas comme vous. Ce sont vos parents, c’est votre conjoint, ce sont vos amis, vos collegues, vos ennemis.
Tous, sans exception, ils vous veulent saisir comme il l’entendent. Vous les connaissez ces parents abusifs qui voient en leurs enfants une projection de leur ego. Vous le cotoyez peut-être ce conjoint qui vous veut à sa convenance (pour lequel vous devez con-venir) ; ces amis et collègues qui ne vous voient qu’à travers leur prisme, et ces ennemis qui ne veulent pas vous voir.
Face à eux, faites-vous voir. Pas nécéssairement tel que vous êtes ou qu’ils croient que vous êtes. Comment pouvez-vous savoir réellement comment vous êtes ? Mais au moins tel que vous, vous croyez que vous êtes.
Pour opérer cela, vous devrez être votre témoin. Vous devrez vous regarder et juger comme on regarde et juge un acteur et vous remettre en jeu. C’est cela le positionnement.
Ce dernier réclamera de vous des remises en cause, des revirements, des abandons, des prises de positions que vous n’envisagiez pas.
Faites-le ! Trompez-vous, s’il le faut, n’ayez pas peur !
Dès votre naissance vous avez été programmé par un environnement que vous n’avez pas choisi. Remettez-le en question. Jugez-le. Jugez-vous. Jugez-vous tout le temps !
Affirmez-vous, s’affirmer c’est mettre en œuvre son autonomie. Soyez nihiliste pour mieux combler non pas le vide, mais votre propre vide.
Partez de ce principe tout à fait faux, sachant que tous les principes le sont :
l’évasion est laRaison !
Et une fois dehors, bâtissez votre propre palais, rédigez vos codes, tracez votre route.
Mais ne soyez pas prisonnier de ce palais, astreint aux codes et à l’itinéraire. Prenez de la hauteur, revoyez tout cela. La Révolution est permanente. C’est inconfortable ? La vie authentique n’est pas le confort !
Nous vivons une ère de technicité où la question principale que se pose notre voisin est : comment ?
Vous, demandez-vous plutôt : pourquoi ?
A « comment ? », on trouvera toujours une réponse. Réponse technique à question technique .
A « pourquoi ? », interrogation philosophique, la réponse sera plus difficile. Si réponse il y a.
Et s’il n’y a pas de réponse, eh bien, vivez avec ce vide ! Ce vide sera un Mystère, n’ayez pas peur des mystères, vous êtes un mystère vous aussi.
Mais dites-vous bien que vous n’êtes pas seul. Les autres ne sont pas seulement des ombres, ils interfèrent en vous comme vous interférez en eux.
Allez vers l’autre, mais n’y allez que si vous vous sentez fort. Mieux vaut une glaciale solitude qu’une tiède convivialité.
Et si vous vous sentez fort, n’oubliez pas que vous êtes faible.
Si vous êtes fort, vous n’aurez pas peur de l’autre. Vous le jaugerez, vous l’admettrez dans sa diversité et cette diversité vous l’accueillerez sans préjugés. Vous savez que vous pourrez partir à tout moment.
Et quand vous serez parti, songez au retour !
Soyez extra-ordinaire !
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08.08.2011

Du storytelling

Avant, les politiques exposaient leur doctrine.
Aujourd'hui ils vous racontent une histoire.
La leur...

 

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"Il était une fois »".
Pour capter l'attention de vos interlocuteurs, rien ne vaut cette formule-choc. Les hommes aiment les histoires, ils vous écouteront, croyez-moi.Une histoire permet d'explorer les conditions d'une expérience possible, les nouveaux rapports au temps et à l'espace. 

On invente un « peuple qui manque » comme dirait Deleuze.Qui n'a pas été Sitting Bull, Lancelot, le petit chaperon rouge ou la Sophie et ses malheurs ?

Cette possibilité de l'histoire n'a pas échappé aux publicitaires. Aujourd'hui, plutôt que de vanter les mérites intrinsèques de l'objet, ils racontent l'histoire de ceux qui l'utilisent. 

Vous savez comme moi combien les utilisateurs des chaussures de sports N... sont jeunes, beaux, athlétiques, et performants. Autant que ceux qui portent les vêtements X ou la montre Y. On ne vous anône plus les caractéristiques techniques de la chaussure, du vêtement ou de la montre. Ce n'est pas porteur.

Les hommes politiques ont compris l'impact de l'histoire sur leurs électeurs.  Bien plus que d'austères statistiques, de fichiers Power Point ou Excell, ils se mettent à raconter une histoire : la leur ! Obama, jeune étudiant nécéssiteux qui vient à bout des préjugés et pièges d'une société de blancs nantis. Clinton, la femme de l'autre, qui raconte sa saga d'épouse du Président, ses combats pour que prévale son avis dans la nomenklatura mâle, son expérience acquise au bout d'une lutte âpre et sans merci.

L'histoire de ces conteurs est toujours au diapason de celles et de ceux qui l'écoutent. Ce ne sera jamais une histoire vraiment extraordinaire, mais une histoire qui pourrait faire dire : cela aurait pu être moi !

Comme pourrait être « moi », le gosse pauvre de banlieue  qui devient champion de basket, les chaussures N... aux pieds, ou « moi » ce pdg en herbe qui devient « wonder boy » la montre X au poignet et les lunettes R.B sur le nez.

Ces « stories » sont des protocole de dressage qui visent à contrôler des pratiques, à s'approprier savoirs et désirs des individus.

« A travers l'injonction aux récits lancée par toutes sortes d'instance du pouvoir, nous assistons bien à l'émergence d'un nouvel ordre narrratif. ». (Christian Salmon, Le Storytelling, La Découverte, p.213)

Ce nouvel ordre narrratif (N.O.N) dessine un nouveau champ de lutte démocratique : ses enjeux ne seront plus seulement le partage des revenus du travail et du capital, les inégalités au niveau mondial, les menaces écologiques, mais aussi la violence symbolique qui pèse sur l'action des hommes, influence leurs opinions et instrumentalise leurs émoltions, les privant ainsi des moyens intellectuels et symboliques de penser leur vie.

Henri Guaino, conseiller du Président Sarkozy, déclarait aujournal Le Monde en juillet 2007 :

« La politique c'est écrire une histoire partagée par ceux qui la font et par ceux à qui elle est destinée. On ne transforme pas un pays sans être capable d'écrire et de raconter une histoire. ». Ce disant, il s'en référait à un De Gaulle capable d'écrire un récit collectif faisant d'une nation, une narration.

Mais n'est pas De Gaulle qui veut !

Ce même Henri Guaino a introduit dans l'équipe de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy des conseillers du Boston Consulting Group afin que les  membres de cette équipe « apprennent un autre langage ». (ibid, p.209).

Comme quoi, vendre des chaussures de sport ou élire un homme à la présidence, même combat.

Faut-il en rester là et subir ? Rien n'est moins sûr. Un peu partout des groupes d'intellectuels contrent cette offensive d'assujetissement de nos esprit. « La lutte des hommes pour leur émancipation qui ne saurait être ajournée par l'émergence de ces nouveaux pouvoirs, passe par la reconquête de leurs moyens d'expression et et de narration. Cette lutte a déjà commencé, elle se fraye un chemin dans le tumulte d'Internet et le désordre des stories, elle s'éveille à des pratiques nouvelles et minoritaires, échappant largement au regard des medias dominants, mais dont la puissance est bien réelle ». (ibid, p.212)

Sachons être minoritaires.

Et lisons l'excellent ouvrage de M. Christian Salmon.

06.08.2011

Quand les thérapeutes dérapent

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Baudoin Labrique

 

 

Vous êtes psychothérapeute et géobiothérapeute, qu'est ce que la géobiothérapie ?

 

La géobiothérapie est la combinaison des apports de la géobiologie et de la psychothérapie.

Le terme a été inventé par Serge Fitz, mais mon approche va beaucoup plus loin et en profondeur en ce sens qu’elle offre les mêmes garantiesdéontologiques que la psychothérapie, en plaçant notamment la personne au centre de la thérapie et mettant en jeu la Maïeutique socratique.

Il est en effet crucial de faire en sorte, sans directivité ni induction, que l’habitant arrive à prendre progressivement conscience – ce qui est le fruit d’une observation purement empirique – que les perturbations de son habitat ne sont opérantes que dans la mesure où elles rentrent en écho avec son vécu, ses traumatismes, ce qu’il n’a pas résolu dans sa vie… Il est alors hors de question de tomber dans le piège qui fait croire que dans le tandem bourreau-victime, ce qu’on subit est purement gratuit, même dans le cas où la conscientisation des origines des maux n’est pas nécessairement totalement réalisée.

 

Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel?

 

Après des études gréco-latines au Collège des Jésuites à Mons (Belgique), assorties de périodes très souffrantes, je me suis armé d’une formation universitaire complète en Philosophie et Lettres à l'Université Libre de Bruxelles, ce qui m’a préparé à exercer le métier de psychothérapeute. En outre, force est de constater que c'est principalement dans le milieu de la philosophie que se recrutent historiquement les psychothérapeutes (il n’y a aucune formation d’Etat en psychothérapie).

 

Voulant comprendre les raisons profondes qui m’ont permis de me guérir de maladies déclarées inguérissables, je me suis largement formé via de solides approches en phase avec les découvertes essentielles de la Physique Quantique et de la Psychobiologie moderne ; j’ai voulu transmettre la quintessence de ce parcours personnel au travers d'un accompagnement psychothérapeutique innovant et pragmatique, pour aider mon prochain à retrouver, le plus rapidement possible, le bien-être désiré.

 

Le succès de ma manière de procéder, que j’ai dénommée en 2007 Psychothérapie Quantique, vient notamment du souci de répondre à la stricte demande du patient au travers d'une stratégie de très haut niveau, toujours adaptée à chacun et à chaque situation et ce, quel que soit le domaine abordé. Pour y arriver le plus adéquatement possible, je m'attache à respecter les critères d'éthique et de déontologie les plus élevés possibles, ce qui m’a conduit à écrire mon premier livre Quand les thérapeutes dérapent et, par ailleurs, me permettra de créer avant la fin de cette année, l’Institut Belge de Psychothérapie.

 

Aujourd'hui certains malades se détournent de la médecine générale, pour des médecines alternatives, comment expliquez-vous cet engouement ?

 

Tout d’abord les erreurs médicales même si elles sont involontaires, participent au détournement de la médecine générale. Parmi d’autres études corroborantes,  un rapport américain publié dans Life Extension Magazine, digne de foi et intitulé «La mort par la médecine » a été établi par une kyrielle de spécialistes reconnus ; il a rassemblé toute la littérature médicale des États-Unis dans une étude rigoureuse et détaillée : la médecine est devenue « la première cause de mortalité hospitalière aux USA » : « Patients souffrant d’effets secondaires des prescriptions de l’hôpital : 2,2 millions par an – Antibiotiques inutiles prescrits pour infections virales : 20 millions par an – Procédures médicales et chirurgicales inutiles : 7,5 millions par an –Hospitalisations inutiles : 8,9 millions par an – Morts causées par la médecine conventionnelle : 783 936 en 2003 ».

L’autre cause principale est la manière fort déficiente sur le plan humain et psychologique avec laquelle sont généralement traités les patients ; un seul mais avisé témoignage est celui du chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen : 

« […] on ne peut qu'être interpellé par l'engouement que ces approches suscitent. Cela démontre que les patients ont vraiment besoin que toutes les dimensions de leur être soient intégrées dans la prise en charge thérapeutique. On comprend aussi que beaucoup de gens vont vers ces approches parce qu'ils ont peur de la médecine classique et de ses moyens souvent "agressifs". Surtout que les médecins ne prennent pas toujours le temps d'expliquer leurs traitements et d'accompagner les gens dans cette démarche. Par peur, certains patients vont vers ceux qui affirment pouvoir les soigner en dehors des sentiers de la médecine classique ».

Dans son livre La maladie a-t-elle un sens ? Enquête au-delà des croyances, (éd. Fayard, 2008 – p. 248), il relate aussi le témoignage concordant d’un médecin pédiatre qui s’exprime de plus comme patient : « La médecine est prise dans un engrenage infernal […]. Elle propose de plus en plus de remèdes, mais elle laisse de moins en moins de place pour exprimer des interrogations, des sentiments et des croyances. Il n’est donc pas étonnant que les malades cherchent du sens en dehors de la médecine. Moi-même, après quarante ans de pratique médicale, je trouve des réponses ailleurs, auprès d’une psychothérapeute ou d’un acuponcteur. Là où il m’est autorisé de parler de moi et pas seulement de mon rein malade ».

 

Parmi les médecines alternatives, on peut y trouver la nouvelle médecine germanique de Ryke Geerd Hamer, est ce pour vous une médecine alternative ?

 

Il y aurait beaucoup à dire au sujet du Dr Hamer (j’ai écrit un dossier équivalent à 120 pages A4). La manière erratique et fallacieusement scientifique avec laquelle sa médecine a été conçue ne permet pas de lui donner un tel statut : au moins deux problèmes se posent qui la discréditent :

– l’étude d’un nombre de cas beaucoup trop restreint, ce qui entraîne l’établissement erroné de liens de cause à effet (empirisme primaire) ;

– une prétention scientifique non seulement déplacée vu le non-respect des règles en vigueur, mais aussi (immanquablement) impossible étant donné l’impossible application du critère de reproductibilité, quand il s’agit de cas particuliers impliquant le psychisme humain.

Je consacre un chapitre complet à cette médecine dans mon livre Quand les thérapeutes dérapent ainsi qu’un autre à propos de l’approche qui en découle, la Biologie Totale.

 

Certains disciples de Ryke Geerd Hamer n'hésitent pas à promulguer leurs sinistres conseils à leurs adeptes, les conduisant vers une fin de vie tragique, la méthode Hamer n'est elle pas le méchant loup de la médecine dite alternative ?

 

Certes, vu les histoires autant dramatiques que rocambolesques que charrient cette médecine, les médias en ont fait leurs choux gras, en occultant les dérives d’autres praticiens d’approches conventionnelles (médicales), ainsi que celles d’autres approches non conventionnelles, comme la Psychogénéalogie, les Constellations familiales, le Rebirth, l’Hypnose, la Kinésiologie sans oublier celles qui sont à classer parmi le New Age et bien d’autres encore : comme les pratiques thérapeutiques (contre nature) des mouvements religieux et autres sectes (dont notamment la Dianétique promulguée par la Scientologie). Tous ces domaines sont aussi abordés dans mon prochain livre.

 

La déprogrammation biologique est elle identique au décodage biologique ?

 

Le décodage biologique est un (fallacieux) instrument qui prétend mettre des liens (dogmatiques) entre ce qui est dénommé abusivement un « conflit » et sa traduction somatique (dans un organe ou une fonction).

Déjà, l’utilisation du terme « biologique » est un détournement d’un terme propre à la Science médicale conventionnelle et qui veut faire illusion en lui attachant une sorte de crédibilité scientifique ; c’est une (première) dérive en soi. Elle s’assimile aussi dans les faits à du diagnostic médical et donc à l’exercice illégal de la médecine.

 

"Suivant ce qu’indique le site belge de Biologie Totale, l’application pratique de cette (fallacieuse) « science pure » est la « déprogrammation biologique ». Son usage est antithérapeutique, étant donné que l’accompagnement entrepris se concentre alors sur la prise en charge de ce qui est appelé dogmatiquement des «programmes biologiques ». En effet, lorsqu’un patient vient à parler de ce qui s’est passé dans la période antérieure, par exemple, à l’apparition de sa maladie, il fait état de ce qu’on pourrait appeler globalement une situation (complexe) notamment souffrante, où divers éléments s’enchevêtrent, mais qui ne sont jamais réductibles à des sortes de «programmes biologiques ».

 

A l’inverse, dans un accompagnement psychothérapeutique approprié, le patient arrive souvent mais librement à révéler que de telles situations sont pour lui, en lien étroit avec ce qui s’est passé durant la petite enfance, voire avant. De telles situations très complexes ne se réduisent pas à des prétendus « programmes biologiques ». Leurs effets indésirables ne s’annulent en profondeur que par le truchement d'une approche authentiquement psychothérapeutique. Cela n’a rien à voir avec la seule mise au jour, intellectuelle de surcroît, d’un prétendu « conflit », propre au dogmatique « décodage biologique ».

 

Vous sortez un livre en janvier 2011 ? Quels seront les thèmes abordés ?

 

Complémentairement à ce qui a été déjà dévoilé plus haut, ce livre propose une analyse la plus objective possible des attitudes dérivantes chez les thérapeutes ou assimilés appartenant à tous les secteurs (aussi bien conventionnels que non conventionnels), au travers de leur comportement humain et psychologique face au patient ou au client (suivant le cas) ; méritant qu’on les nomme dérapeutes, certains se rendent coupables de graves dommages chez ceux qu’ils ont pourtant la mission d’aider. Les thérapeutes assurent tous un accompagnement psychologique par profession ou pas, mais n’y ont pas toujours été prédestinés ou adéquatement formés, ce qui constitue une source importante de dérives.

J’exprime le fruit d’observations facilitées par ma position privilégiée d’acteur et d’observateur ; en tant que psychothérapeute, critique de science, conférencier et formateur, j’ai été informé de nombreux faits de maltraitance psychologique, ce qui m’a incité à apporter modestement ma participation à la construction d’un système de santé plus respectueux et moins iatrogénique. Mon expérience mise en lien avec ce qu’ont observé mes pairs, m’oblige dès lors à dénoncer des pratiques, où qu’elles se trouvent, dans la mesure où elles enfreignent l’esprit du serment d’Hippocrate et ne se conforment pas à la Maïeutique socratique, lesquels sont inséparables d’un accompagnement thérapeutique digne de ce nom.

Entretien réalisé le samedi 2 octobre 2010

 

source: http://seulomonde.canalblog.com/tag/Claude%20Sabbah

19.07.2011

Aimez-vous Schelling ?

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Dentelles de Montmirail: mais qu'est-ce qu'il fait moche ! Jamais vu un mois de juillet pareil, on se croirait en Bretagne. Si la Provence, comme le reste, fout le camp, on demandera l'asile climatique au Burkina-Faso, non ?
Bref, nous voilà Mitso et moi coincés pas loin des Dentelles couronnées d'antipathiques nuages.
Lui se console avec une flûte indienne dans laquelle il souffle comme un forcené, moi je râle, c'est dans ma nature. Mais en bonne fille, cela ne dure jamais longtemps, femme peut-être, mais pas névrosée. Il y a des limites quand même...
Reste la lecture, celle de mes fiches de cours, par exemple, desquelles émerge la personnalité attachante d'un monsieur bien sous tous rapports qui, à travers le romantisme allemand, annonce les temps modernes: Schelling !
Il est né Friedrich, Wilhem, Joseph von Schelling en 1775 à Leonberg, dans le Wurtenberg (on ne disait pas encore « Allemagne » à cette époque). Il mourut en 1854.
Influencé par l'idéalisme kantien, il est obsédé, dès le départ, par la fracture entre la nature et l'esprit, soit le conscient et l'inconscient, et il tentera toute sa vie de réconcilier ces deux versants de l'Absolu.
Esprit critique, curieux et universel, il est beaucoup plus apprécié aujourd'hui qu'il ne l'était de son temps où il devait affronter la rude concurrence d'un Hegel aussi totalitaire que l'hégélianisme !
Vous vous souvenez de Spinoza, ce « prince des philosophes » qui estimait que Dieu se retrouvait dans le moindre brin d'herbe et dans l'homme...
Schelling reprend ce « panthéisme » et le soumet à « rectification » (correction).
Après tout, se dit-il, le panthéisme pourrait être requis par le « sentiment » de la liberté qui est le signe de l'unité avec Dieu. Or cette unité n'est pas « pareilleté » ou négation de la différence (entre l'âme et le corps, le bien et le mal, par exemple). L'identité du panthéisme est donc corrigée par la loi de raison où l'identité du sujet est distincte des propriétés du prédicat qui en est la conséquence.
Donc le fondement est toujours fondement d'un autre, ajoute-t-il, mais cet autre, dans la dépendance et l'immanence n'en reste pas moins autre. De même qu'un vivant procède d'un autre et vit d'une manière autonome.

Bingo ! Schelling résume tout ce qui précède en une ligne:

« La suite des choses à partir de Dieu est une auto-révélation de Dieu »

(Recherches philosophiques sur l'essence de la liberté humaine et les sujets qui s'y attachent )

Donc, si Dieu se révèle en un autre, cet autre doit être puissance comme l'est Dieu et libre comme il l'est aussi.. Et comment définir la liberté ? Après toute une série de prolégomènes, Schelling arrive à cette conclusion: « il n'y a d'autre être que le « vouloir ». Vouloir, c'est l'être originaire (Wollen ist Ursein) et c'est à lui seul que reviennent les prédicats de ce dernier: éternité, auto-affirmation etc...
Ainsi la raison élargit la liberté à toute effectivité et la libère à son tour. « Le concept vivant et de la liberté est celui d'un pouvoir sur le bien et le mal »
Auto-révélation, vouloir comme être (Wesen) originaire, la liberté comme pouvoir sur le bien et le mal, trois concepts qui sont longuement développés dans les Recherches.
"Puisque le mal est indéniablement effectif, au moins comme opposition universelle au bien, il ne fait donc d'emblée aucun doute qu'il n'ait été nécessaire à la révélation de Dieu."
Dans son distinguo entre Fondement (Grund) et Existence (Existenz) qui est la manifestation du Fondement, il annonce déjà Heidegger et « l'éclosion de l'être ». On peut affirmer que Schelling est l'ancêtre de l'existentialisme.

Philosophe original auquel la notoriété d'un Hegel faisait de l'ombre, il est revendiqué par des penseurs contemporains, le Slovène Zizek entre autres.

Je pense que je vais terminer la journée au lit...